revues de mangas
La femme insecte
Fiche d’identité :
Titre : La femme insecte
Auteur : Osamu Tezuka
Editeur : Casterman
232p
Style : oncle Ben avait raison
L’histoire :
Toshiko Tomura réussit tout ce qu’elle entreprend dans la vie et les hommes tombent tous follement amoureux d’elle. Ceux qui cherchent à en savoir plus sur elle finissent toujours par en payer le prix.
Ce que j’en ai pensé :
La première chose qui m’a marqué dans ce manga est le dessin. Il s’agit là de ce que j’aurais tendance à appeler la période intermédiaire de Tezuka avec un dessin encore arrondi qui rappelle les cartoons et des décors déjà détaillés mais pas encore assez. Le tout est très typé années 70 grâce à l’utilisation des trames. C’est la première fois que je vois Tezuka utiliser autant de trames dans ses dessins et cela confère à cette oeuvre une touche que je n'ai trouvée nulle part aillerus chez lui pour l'instant.
Deuxième point marquant : le rôle de la femme. Ici comme dans Avaler la terre, la femme est au cœur de l’histoire en tant qu’élément moteur et non uniquement pour se prendre des baffes et c’est tellement rare chez Tezuka.
Toshiko est un personnage complexe. D’un côté on la voit froide, manipulatrice et calculatrice et d’un autre elle entretien un jardin secret qui nous montre sa fragilité. Cette dualité est surprenante et donne un relief bienvenu au personnage. Je suis juste personnellement déçu de ne pas pouvoir en savoir plus sur elle : d’où vient-elle ? Comment fait-elle pour avoir une telle influence sur les hommes ? Pourquoi est-elle comme ça ? Et malheureusement, pas de réponse. Snif.
En conclusion :
Faut pas faire confiance aux femmes. Aïe, non, pas la tête
Graphisme : 5/10. Rien d’exceptionnel hormis les trames.
Histoire : 6/10. Une bonne histoire adulte comme il faut.
Narration : 5/10. Fluide et efficace.
Note totale :6/10. Oeuvre adulte qui se laisse bien lire
Sanctuary
Fiche d’identité :
Titre : Sanctuary
Auteur : Ikegami Ryoichi au dessin et Buronson au scénario
Editeur : Kabuto
Autour de 2300 p
Style : destins croisés
L’histoire :
Hojo et Sakura sont deux amis qui ont pour ambition de réformer le Japon pour en faire une grande nation à nouveau. L’un s’engage en politique et l’autre chez les yakuzas avec à chaque fois l’objectif d’arriver en haut de la chaîne alimentaire
Ce que j’en ai pensé :
Encore une œuvre rare : les volumes ne sont plus édités et mettre la main sur l’ensemble de l’œuvre n’est malheureusement pas chose aisée. Pour les amateurs, les boutiques d’occasion dans Paris peuvent fournir l’opportunité d’acquérir la totale des volumes d’un seul coup pour 60€. Pour les autres, bon courage à vous et bonne douloureuse du porte monnaie vu que les 2/3 derniers volumes sont entre 20 et 35€ pièce sur amazon et ebay. Personnellement, il me manque les deux derniers volumes. Arf
Pour ce qui est du contenu maintenant.
On comprend dès le début que nos deux compères vont aller au bout de leurs ambitions. Toute la question et là où Boronson la joue bien, c’est dans le comment. L’histoire est bien menée et apporte son lot de rebondissements qui donnent juste le rythme qu’il faut pour maintenir l’intérêt du lecteur, au point que je suis assez déçu de ne pas avoir pu encore mettre la main sur les deux derniers tomes.
Les thèmes abordés sont définitivement orientés pour les adultes avec des meurtres et de belles tranches de fesses sans pour autant tomber dans la caricature des grands gentils et des grands méchants. Mieux, le tout semble à peu près réaliste même si nos deux lascars ont quand même pas mal de chance dans le déroulé de leurs péripéties. Toutes ces histoires de coups fourrés entre voyous voyous et voyous politiques sont très bien amenées et paraissent plus que plausibles dans la vraie vie.
En parlant de thème, juste une petite réserve de ma part concernant le nationalisme bien virile comme il faut qui traîne derrière cette histoire : le Japon a perdu sa stature mondiale et il faut faire le nécessaire pour lui redonner son rang. Il s’agit là de la deuxième œuvre écrite par Buronson que je lis et bon, je vois déjà des constantes chez lui. On ne verse pas dans le Japan de Miura et Boroson mais on en est pas loin alors autant garder l’idée bien en tête pour avoir le recule nécessaire par rapport à cette œuvre.
Graphiquement, l’œuvre se tient dans une moyenne assez datée années 80/90 qui ne vieillira pas aussi bien qu’un Cobra. Un point assez négatif à mes yeux dans le travail de transposition en français : un bon nombre de pages paraissent comme photocopiées de l’édition japonaise par un stagiaire débutant n sachant pas régler la machine. Bref, il y a quelques planches qui font plus qu’amateur dans leur préparation.
En conclusion :
Bonne intrigue rondement menée.
Graphisme : 5/10. Aujourd’hui daté avec quelques pages bien salopées dans l’édition française qui ressemblent à de vulgaires photocopies de mauvaise qualité des originaux.
Histoire : 5/10. Des gentils et des méchants qui se croisent sans trop tomber dans la caricature pour puceaux fans de scarface.
Narration : 7/10. Le point fort de l’ouvre.
Note totale : 6/10. A lire, mais pas à n’importe quel prix.
Tomié
Fiche d’identité :
Titre : Tomié
Auteur : Junji Ito
Editeur : Tonkam
200p * 3
Style : femme fatale
L’histoire :
Tomié est une jeune femme qui attire les hommes comme un pot de miel attire les abeilles. Seulement voilà, elle les rend fou et soit ils se tuent entre eux pour cause de rivalité soit ils la tuent enfin ils essayent vu qu’elle est immortelle.
Ce que j’en ai pensé :
Pas de chance là non plus, pour accéder à l’intégralité des histoires, j’ai du commander un tirage américain de la chose vu que les tomes français ne sont plus édités.
Tomié est calqué sur le même modèle que Spirale : Ito fait des variations autour d’un thème mais sans apporter de nouveau développement vraiment convaincant à l’univers créé cette fois-ci. On se retrouve avec une sorte de construction à la Black Jack sauf que les différents coups de pinceau ne permettent pas de d’affiner l’image globale de l’univers ou des personnages. Le principal défaut de cette œuvre est qu’il ne va pas assez au fond des choses et je suis personnellement resté sur ma faim : pourquoi Tomié est-elle attirante au point de les rendre fous ? Quelle est son histoire / sa genèse ? Quelle fin ? Et ben on ne sait pas et c’est bigrement frustrant.
Graphiquement, l’œuvre est intéressante car elle permet de se rendre compte de l’évolution graphique de Junji Ito : le trait s’affine, les plans sont de mieux en mieux cadrés et l’auteur fait preuve d’une certaine créativité graphique pour illustrer les déformations de Tomié
En conclusion :
Tant de pages pour finalement en arriver là, c’est bien dommage.
Graphisme : 5/10. On part d’assez bas pour arriver au niveau de croisière de l’auteur. La série a bien évoluée graphiquement au fil des ans
Histoire : 4/10. Ben c’est l’histoire d’une gonzesse qui rend les hommes fous et qui ne meure jamais, même une fois réduite en morceaux
Narration : 3/10. C’est toujours la même histoire alors forcément ça lasse. Une ou deux histoires sortent cependant du lot en faisant glisser la réalité dans l’horreur sans que les personnages ne s’en rendent compte.
Note totale : 4/10 pas indispensable, sauf pour les fans de Junji Ito afin de voir l'évolution du dessin.
L'arbre du soleil
Fiche d’identité :
Titre : L’arbre du soleil
Auteur : Osamu Tezuka
Editeur : Tonkam
Autour de 2400p en 8 volumes
Style : les temps changent
L’histoire :
Ibuya est un guerrier en devenir et Tezuka est médecin en devenir. L’arbre du soleil nous raconte leurs destins croisés à l’époque de l’ouverture forcée du Japon vers l’extérieur suite aux canonnades du colonel Perry
Ce que j’en ai pensé :
Tout d’abord carton rouge à Tonkam pour le travail effectué sur cet œuvre. C’est le pire travail de transposition de manga que j’ai jamais vu de ma vie. Tout d’abord, le sens de lecture est changé pour passer au français et on se retrouve fréquemment avec des incohérences de plans et de cases. Pire que tout, la traduction. Jacques Lalloz nous a pondu un truc encore pire que les traductions française de l’anime Hokuto No ken. Imaginez, des japonais qui finissent leurs phrases avec des « peu chères » dignes des plus grands Pagnol. Et je ne vous parle pas des fautes d’orthographe et des dialogues entre américains et japonais où l’on alterne l’anglais, le français soutenu et le niveau d’expression d’un gamin de 3 ans. Aucune cohérence / continuité. Je n’avais jamais vu ça et j’espère ne jamais le revoir.
Pour ce qui est de l’œuvre elle-même, on retrouve le thème cher à Tezuka de l’opposition modernité / tradition qui apparait entre les différents types de médecine et entre américains et japoanais. Ayako le montrait au sortir de la deuxième guerre mondiale, ici c’est au moment des coups de canon du colonel Perry. On sait de quel côté le cœur de Tezuka penche, mais c’est un vrai plaisir de le voir dérouler car « L’arbre du soleil » est un beau cas d’étude à faire de la narration. C’est simple, le rythme est bon tout au long des 2400p sans s’essouffler ni grosses ficelles avec un intérêt du lecteur sans cesse soulevé. Autant Mizuki tient les histoires courtes, autant Tezuka tient la longueur sans la moindre difficulté et même avec brio.
L’arbre du soleil est aussi et surtout l’occasion de nous faire le dessin du Japon aux premiers jours de son ouverture vers l’extérieur et Tezuka aborde plusieurs thèmes avec beaucoup de justesse.
Premier point m’ayant marqué : les mœurs des personnages. Encore une fois chez Tezuka, les femmes apparaissent comme soumises aux hommes avec claques et viols qui sont présentés comme des choses presque ordinaires. Barbara avait de la chance, elle ne se faisait que claquer. Le personnage de Tezuka (le médecin) est assez amusant d’ailleurs dans la mesure où il passe son temps à aller aux putes même marié sans que cela ne lui paraisse déplacé, à moins que ce ne soit moi qui sois trop coincé.
Deuxième point marquant : le choc des cultures. Tezuka passe beaucoup de temps à présenter ce choc lié à l’arrivée des américains. Japonais et américains sont présentés avec leurs travers lors de leurs rencontres : préjugés, nationalisme, absence de volonté de comprendre l’autre etc. Tout est là pour que la rencontre entre les deux cultures ne fonctionne pas et pourtant les gens vont apprendre à se connaître progressivement grâce à la bonne volonté d’une minorité d’hommes décidément bien patients.
En conclusion :
Bonne intrigue rondement menée.
Graphisme : 7/10. Du Tezuka bien maîtrisé
Histoire : 5/10. Un œil intéressant sur une période clef de l’histoire du Japon
Narration : 7/10. Pile poil comme il faut avec un bon rythme
Note totale : 6/10. Fait parti des œuvres de Tezuka à lire en priorité.
One Piece
Fiche d’identité :
Titre : One Piece
Auteur : Eiichiro Oda
Editeur : Glénat
200p X 12 (la suite viendra plus tard)
Style : Sacrés pirates
L’histoire :
Bon ben le pitch est connu, pas la peine de préciser : Luffy veut devenir le roi des pirates, il part en mer se constituer un équipage et vivre des aventures.
Ce que j’en ai pensé :
L’histoire commence finalement assez lentement à mes yeux, les deux premiers tomes sont pas bien folichons mais par la suite le tout s’améliore grandement et les chiffres de vente de la série sont pleinement justifiés.
Suivant l’historie en anime depuis des années, la première chose qui m’a marqué est le graphisme. Le tout est dynamique / pêchu mais pas encore tout à fait assez détaillé mais avec des bases montrant la créativité d’Oda. Et ça, c’est plus qu’encourageant.
En parlant de dynamisme, le niveau d’action est bon et quelques planches sont très bien conçues et restituent de manière juste le niveau d’intensité de l’action et la pêche des coups. On retrouve les meilleures planches de Dragon Ball à mes yeux. Le tout est dynamique mais parfois trop, j’ai eu l’impression d’avoir des planches surchargées et donc une action difficilement lisible. Mais bon, on fini par s’y faire.
Le niveau de narration est très bon : on connait déjà le résultat, mais l’historie rebondit bien régulièrement et Oda arrive à instiller juste le niveau de suspens nécessaire pour maintenir l’intérêt du lecteur surtout Là où Oda est très bon, c’est qu’il installe progressivement les briques de son récit qui permettent à l’histoire et plus généralement à l’univers créé de former un tout particulièrement bien cohérent.
Enfin, l’état d’esprit peut surprendre au départ : les personnages sont pleins de bonne volonté / bons sentiments au point que le tout peut paraître niais. Faut se faire à l’idée que ce ton durera sur l’ensemble de l’œuvre (au moins jusqu’au tome 54 en fait). En parallèle à cet aspect niais, Oda propose des thèmes et des scènes beaucoup plus mâtures. Je ne spoilerai pas ici, mais ces moments plus adultes sont bien amenés et permettent de toucher différents niveaux de public
En conclusion :
Une œuvre fleuve à suivre absoluement
Graphisme : 6/10. On passe de l’assez anodin à des planches plus travaillées. Le style graphique permet de mettre en place un univers cohérent et le visionnage de l’anime pour les plus courageux apporte un complément non négligeable
Histoire : 5/10. Le pitch de base ne casse pas trois pates à un canard
Narration : 9/10. C’est le point fort de cette série : un univers cohérent, du suspens juste comme il faut, de l’humour et des thèmes beaucoup plus sérieux etc.
Note totale : 8/10. Tous les ingrédients sont là pour faire un grand manga. Pourvu qu’Oda arrive à garder le rythme.
Spirale
Fiche d’identité :
Titre : Spirale
Auteur : Junji Ito
Editeur : Tonkam
200p * 3
Style : ça tourne trop vite
L’histoire :
Suichi et sa gonzesse Kirié assistent à des phénomènes étranges dans leur ville : des choses paranormales ont lieu et prenant systématiquement la forme d’une spirale
Ce que j’en ai pensé :
Bon ben pas de chance pour moi, les tomes ne sont plus publiés par Tonkam et je n’ai pu mettre la main que sur les 2 premiers volumes donc ma critique ne peut être exhaustive sur cette œuvre.
Tout d’abord, on a la chance ici d’être dans le haut du panier du dessin d’Ito : le dessin est fin et bien détaillé. Mieux, il fait preuve de tout un travail original pour travailler sa thématique de la spirale avec un succès certain.
L’idée de créer des histoires d’horreur autour de la forme de la spirale est originale et bien pensée. Cela permet de donner des variations autour d’un thème et une certaine cohérence tout en apportant de la variété.
Par petites touches, Ito nous fait basculer vers l’horreur la plus complète si bien que tous les dérapages hors réalité rationnelle apparaissent comme naturels. Attention, je ne dis pas que les histoires sont téléphonées mais plutôt que l’on se retrouve dans une situation faisant que l’on ne saurait faire la différence entre le rêve et la réalité.
En conclusion :
Dommage que cette œuvre arrive en rupture de stock
Graphisme : 7/10.Traits fins et belle déclinaison pleine d’inventivité du thème de la spirale
Histoire : 6/10. Petites touches qui forment un tout cohérent. Dommage de ne pas pouvoir connaître la fin
Narration : 6/10. Efficace comme il le faut pour plonger progressivement dans la folie
Note totale : 6/10 un bon récit d’horreur
Nekomajin
Fiche d’identité :
Titre : Nekomajin
Auteur : Akira Toriyama
Editeur : Glénat
192p
Style : fonds de tiroir
L’histoire :
Nekomajin est un chat aux pouvoir magiques. Il est fénéant, fauché et il cogne très fort.
Ce que j’en ai pensé :
Je continue ma série des ratés, pourvu que ça s’arrête rapidement.
Nekomajin est un oneshot mal inspiré qui se veut une parodie de Dragon Ball et des autres œuvres de Toriyama. Malheureusement, la sauce ne prend pas principalement à cause de Nekomajin qui a le charisme d’une truite abandonnée hors de l’eau. Les seuls moments où le niveau remonte (dessin, narration, histoire, humour et charisme) sont justement lors des interventions des personnages de Dragon Ball. *pensée émue pour Végéta*. Le reste est bien plat à mes yeux et l’idée de voir Végéta vouloir se barrer au milieu d’un combat est ôh combien révélateur et le lecteur pourrait bien avoir envie de faire de même.
En conclusion :
Pour les fans de Toriyama et encore…
Graphisme : 5/10. On alterne entre du moyen et quelques planches Dragon Ball bien senties
Histoire : 3/10. Aucun intérêt
Narration : 3/10. Rien de bien folichon et d’ailleurs, Toriyama fait référence à sa mauvaise utilisation du nombre de planches pour construire ses histoires.
Note totale : 4/10 avec ça, quelques pointes d’humour bien senties, mais le tout demeure malheureusement insuffisant.
Micmac aux enfers
Fiche d’identité :
Titre : Micmac aux enfers
Auteur : Shigeru Mizuki
Editeur : Cornélius
470p
Style : la même chose, mais autrement
L’histoire :
Une aventure un peu plus longue que d’habitude de Kitaro le repoussant mais en pas pareil que d’habitude. Là, il doit faire face à un Ratichon encore plus tordu que d’habitude.
Ce que j’en ai pensé :
La série des Kitaro le repoussant est très bien. Micmac aux enfers reprend les mêmes personnages avec un positionnement différent.
Ici, Kitaro est différent de ce que l’on peut voir d’habitude : il fume et il picole. Il n’est pas aussi serein et confiant j’ai eu l’impression d’être en face d’un adolescent qui découvre la vie et qui est encore un peu naïf. Alors forcément, il se fait avoir par ce vile Ratichon qui est pourtant pas très futé à la base…
Autre point de différence, le rythme de narration. D’habitude les histoires de Kitaro sont courtes, ici, nous en avons pour 470p et cela apporte une différence importante dans le sens où personellement j'ai l'impression que Mizuki maîtrise un peu moins bien les récits longs : la direction n'est pas nette et le rythme pas top.
En conclusion :
Intéressant pour découvrir une autre face de kitaro. Les non fans peuvent passer leur chemin.
Graphisme : 7/10. Du Mizuki classique avec quelques planches bien détaillées
Histoire : 3/10. Le nouveau positionnement de Kitaro aurait pu être intéressant mais reste mal utilisé à mes yeux.
Narration : 3/10. On avance à vue un peu comme dans les carottes de Patagonie.
Note totale : 4/10 deuxième déception sur les deux dernières sorties de Mizuki chez Cornélius.
L’apprenti mangaka
Fiche d’identité :
Titre : L’apprenti mangaka
Auteur : Akira Toriyama – Akira Sakuma
Editeur : Glénat
180p
Style : prendre un mangaka parla main
L’histoire :
Comment devenir mangaka par Toriyama himself
Ce que j’en ai pensé :
Pas vraiment un manga, pas vraiment un bouquin de cours à mes yeux mais un bon mélange des genres.
Toriyama partage avec nous ses conseils pour faire un bon manga des familles et l’idée est bonne car c’est l’occasion / l’outil pour se rendre compte de tout le travail fait derrière chaque dessin. Alors bien entendu, l’analyse n’est que partielle, mais nous y trouvons quelques clefs de lecture / compréhension bienvenue. On va dire que la boite à outil permet déjà de bricoler sa mobilette à pédale et ça, c’est cool
En conclusion :
Un bon petit outils bien pédagogique. Attention, cependant car le travail d’analyse n’est que partiel.
Graphisme : 4/10. Du Toriyama classique
Histoire : 2/10. Pas pertinent dans ce cadre
Narration : 7/10. Bonne pédagogie
Note totale : 6/10 Une bonne initiation.
Mon copain le kappa
Fiche d’identité :
Titre : Mon copain le kappa tome 1
Auteur : Shigeru Mizuki
Editeur : Cornélius
313p
Style : les kappas ne sont pas tous des tordus fisteurs
L’histoire :
Sempei vie avec son grand père dans un coin paumé de la campagne. Il découvre les joies de l’école et des camarades de classe qui se moquent bien de lui à cause de sa tête de kappa. En promenade sur la rivière, il rencontre des kappas qui lui révèlent le secret de la nage efficace.
Ce que j’en ai pensé :
Bon ben ma première déception chez Mizuki.
Mon principal reproche à ce tome concerne la tenue de l’histoire : il ne se passe pas grand-chose et j’ai eu l’impression que Mizuki naviguait à vue à chaque page. On est bien loin des structures mises en place pour Kitaro ou le 3 Rue du Mystère qui sont bien carrées avec un début, une fin, un objectif et un rythme réfléchis à l’avance : un coup on parle de nage, un coup du messager de la mort, un coup du tanuki, un coup du kappa etc.
Le dessin est décevant : traits grossiers et pas de recherche graphique aussi poussée que ce que l’on peut voir ailleurs chez Mizuki.
Dernière point qui ne va pas, le kappa qui est traditionnellement un yokaï malfaisant qui fist ses victimes. Ça aurait pu apporter une touche différente à ce manga, mais non, il est cool, ne fait pas le mal et il ne fist personne. Trop nul.
En conclusion :
Dispensable
Graphisme : 4/10. Du Mizuki traditionnel quoique en dessous de la moyenne avec une recherche graphique moins bonne que dans d’autres travaux.
Histoire : 2/10. Rien de construit
Narration : 5/10. Rien pour mettre en valeur les histoires
Note totale : 3/10 On est loin de tous les standards de qualité de Mizuki. A zapper.