Les jeunes, c'est con
Un jeune guettait pour passer en douce et ne pas payer son ticket.
Il s'est trouvé une blonde bien mignone pour passer juste derrière.
L'oeil du tigre, c'est sympas, mais quand ça ne permet pas de voir les flics qui campent à 3 mètres de la porte du métro, ça ne sert à rien
Gyo

Fiche d’identité :
Titre : Gyo
Auteur : Junji Ito
Editeur : Tonkam
200p * 2
Style : pets foireux
L’histoire :
Tadashi et Kaori sont deux adolescents qui passent un morceau de vacances ensemble au bord de la mer. Je vous vois venir avec vos sourire gras au sujet de ces vacances et ben non. Tout dérape rapidement car des poissons commencent à sortir de la mer en marchant et tuent les hommes sur leur passage.
Après ça, deux histoires courtes : un père coincé sous une poutre et des gens obsédés par des fentes dans une falaise.
Ce que j’en ai pensé :
Et encore une histoire bien originale et finalement pleine d’humour de Junji Ito. Humour me direz vous, ben oui moi je dis qu’il y en a plein grâce au duo maladie / machines. Je m’explique : les animaux (hommes inclus) tombent malades les uns après les autres et produisent malgré eux même des gaz en abondance. Ces gaz sont utilisés par des sortes de machines venues du fond de l’océan pour se mouvoir. En effet, les poissons ne marchent pas tout seuls mais parce qu’ils reposent sur des machines à pates qui utilisent comme carburant les fameux gaz. Les poissons et les hommes servent donc de réservoir avec des tuyaux dans la bouche et dans le cul pour collecter les gaz. La classe à Dallas.
Bon vous avez le tableau : des animaux qui pètent sur des machines et qui tuent des hommes. Ce tableau ne serait pas complet sans la volonté. Ben ui : avoir des gaz pour se mouvoir, c’est une chose, mais tuer des animaux ça demande un minimum de réflexion : l’homme n’est pas toujours si bête que ça et il cherche à s’enfuir et. Les victimes des machines gardent un semblant de volonté et mais sont-elles totalement victimes ou bien bourreau dans ce grand théâtre de massacre ? On ne le sait pas complètement.
Enfin, graphiquement parlant, Gyo se situe légèrement au dessus de la moyenne des titres de Junji Ito avec quelques particulièrement bien réussis, notamment celui du cirque
En conclusion :
Pas l’histoire d’horreur de l’année mais un bon divertissement
Graphisme : 7/10. Du bon Ito avec une mention spéciale pour le passage dans le cirque
Histoire : 6/10. Des poissons tueurs, pourquoi pas mais le tout est réhaussé par ces histoires de volonté conservée ou non.
Narration : 6/10. Simplicité et efficacité même si au final l’histoire met du temps à démarrer.
Note totale : 6/10. Un bon livre du dimanche soir
Les freaks, c'est chic
Ce soir, une cliente passe au bureau. En la voyant, je n'ai pu m'empêcher de sourire telleùment un adolescent devant son premier catalogue de la redoute. J'ai du battre retraite vers les chiottes. Elle ressemblait exactement à ça :
Un poisson, c'est con
C'est cool un poisson, ça détend.
Par contre, ce gros nase ne comprends pas toujours quand je lui file à bouffer.
Des fois, il passe 5/10 minutes avant de se rendre compte que je lui ai mis de la bouffe.
Faudrait que j'essaye les vers vivants pour voir si ça marche mieux.
Le mien a la même forme que celui là mais avec des dégradés de bleu et de violet.
Une collègue
L'autre jour, pendant que je cherchais un document sur un bureau, l'une d'entre elles s'est mise à genoux devant moi pour chercher un objet sous le bureau.
Un jour, je finirai en prison.
Sarutobi

Fiche d’identité :
Titre : Sarutobi
Auteur : Ozamu Tezuka
Editeur : Cornelius
330p
Style : du poil aux roses
L’histoire :
Sasuke Sarutobi est un jeune ninja immature. Pour lui faire comprendre la vie, son maître lui suspend son permis de magie et le voilà bien dépourvu face aux épreuves de la vie qui se présentent à lui.
Ce que j’en ai pensé :
Autant être clair, Sarutobi n’est pas le manga de l’année à mes yeux car l’histoire et la narration n’ont pas grand-chose d’exceptionnel.
Trois points positifs cependant :
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un Tezuka avec autant d’humour. A vrai dire, je crois même que c’est le plus emprunt d’humour que j’ai pu lire de lui. Pas de quoi s’esclaffer mais force est de reconnaître que l’œuvre fait bon nombre de clins d’œil humoristiques et culturels avec succès souvent.
Ici nous avons un dessin de Tezuka à une époque intermédiaire entre les courbures du début de carrière et le souci du détail et de précision de la fin de carrière. Les références au trait de Walt Disney sont aussi très fréquentes.
Dernier point intéressant dans cette œuvre : la magie des ninjas. Tezuka joue avec les capacités de ses héros en laissant volontairement la frontière entre magie et tour de passe-passe floue. Tout est si bien qu’au final on ne sait pas où est la vérité et je suis resté sur ma faim car j’aurais voulu en savoir plus sur ces tours de « magie ».
Le reste est à oublier.
En conclusion :
Bon ben encore une histoire de passage à l’âge adulte.
Graphisme : 5/10. Ni bon ni mauvais.
Histoire : 5/10. Ben bif bof .
Narration : 4/10. Rien d’exceptionnel là non plus.
Note totale : 5/10. Pour les fans voulant creuser le sujet Tezuka uniquement. Attention au prix : l’objet est beau mais 19€ pour un manga, ça commence à faire cher.