Japan
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Fiche d’identité :
Titre : Japan
Auteur : scénario Buronson et dessin Kentaro Miura
Editeur : Glénat
192p
Style : mad max nationaliste japonais
L’histoire :
Katsuji Yashima est amoureux d’une présentatrice télé et la suit partout en espérant que son amour trouve une réponse positive chez elle.
Au cours d’un reportage à Barcelone, tous deux se trouvent pris dans un éboulement de terrain qui les mène dans une sorte de grotte où un nain fripé leur prédit la fin du Japon façon Carthage (bah ui, à force d’être trop arrogants, c’est le Karma, un jour il faut payer)
Et hop, abracadabra, le trou du cul du chat, nos comparses se retrouvent téléportés dans un futur Mad Max nationaliste version cheap où les japonais sont traités comme des sous hommes pour avoir épuisé la terre.
Ce que j’en ai pensé :
Je n’ai qu’une seule chose à dire : youhou.
Berserk et Hokuto no Ken sont deux séries souvent comparées du fait de leur violence alors forcément, quand les deux hommes à leur se croisent, tout fan qui se doit est émoustillé. Et là, le mariage s’est fait pour le meilleur et surtout pour le pire.
Graphiquement, cela date un peu mais c’est aussi normal car ce one shot de trop est de 1992 alors que Berserk n’existait que depuis pas plus de 2 ans. On retrouve le style de Miura avec des éléments qui rappellent plus qu’un peu la troupe du faucon : casques, armures et coupes de cheveux. Par contre, ne cherchez pas d’originalité dans le dessin : tout est une basse resucée de Mad Max et de Hokuto No Ken.
L’histoire n’apporte rien : les japonais ont été arrogants, on leur fait payer une fois la terre épuisée mais ils retrouvent leur fierté et repartent à la conquête de la planète. Voilà, je viens de résumer 192 pages en 1.75 ligne.
Le pompon est atteint quand on s’intéresse au fond de l’histoire. Le tout est quand même plus que teinté de nationalisme et de virilité mal placée. Mon passage préféré est un dialogue entre le personnage principal et un autre gugus. Pourchassés par les vilains européens, ils se cachent sur une plage quand débarquent des européens accompagnés de japonaises :
« Toutes ces femmes… ce sont des japonaises non ?
Ouais, des japonaises pure souche.
Mais qu’est-ce qu’elles font avec ces types ? »
Ou comment le mâle envisage sa femelle, je vous le dis, c’est que du bonheur. J’ai aussi beaucoup aimé les dernières répliques de l’histoire : « Nous allons bâtir un nouveau pays. Et tout homme, quelles que soient ses origines pourra y vivre avec dignité. Ce nouvel état, je l’appelle Japan ». Où l’on se rend compte que les Etats Unis ne sont que des petits joueurs quand il proposent de faire du 4 juillet une fête mondiale dans Independence Day.
En conclusion :
Un collector tellement que c’est mauvais
Graphisme : 4/10. Aucune originalité. Heureusement que le trait est quand même un minimum travaillé
Narration : 5/10. Ni bon, ni mauvais.
Histoire : 1/10. Aucun intérêt si ce n’est indirectement pour avoir une idée du nationalisme au Japon.
Note totale : 1/10. Nanard nationaliste de mauvaise qualité à réserver aux amateurs de nanarland.
Satisfaction
Par contre, cette aprem, j'ai découvert de nouveaux muscles.
Vivement la prochaine pour améliorer mon temps.
Scout toujours
On pouvait voir des fleurs de lys partout sur leurs drapeaux.
L'un d'entre eux a fait tomber une hache.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu quelqu'un muni de ce genre d'instrument dans le métro
L'autre qui attend
Au moment de passer les tourniquets, je suis tombé sur une bande de jeunes issus de nos trés chères citées. Ils étaient une grosse vingtaine et sont tombés sur des controleurs (3).
Les phrases ont commencé à fuser : "Ouèch ouèch les leurs, on fait moins les malins là" et tout le reste.
Si en plus les gens s'enferment eux même dans les clichets, c'est pas gagné...
Domû

Fiche d’identité :
Titre : Dômu Rêves d’enfants
Auteur : Karsuhiro Otomo
Editeur : Les humanoïdes associés
233p
Style : enfants turbulents
L’histoire :
Tokyo et ses quartiers résidentiels : des oiseaux qui chantent, des enfants qui jouent et des gens qui se suicident. Bon d’accord, un suicide de temps en temps, ça arrive. Sauf que là, c’est par paquets entiers que les gens disparaissent dans seul et même quartiers et l’enquête n’avance pas. Pire, L'inspecteur Yamagawa en charge des opérations passe à la trappe lui aussi.
Les événements prennent une toute autre tournure quand la personne derrière ces suicides s’en prend à Etsuko jeune fille qui a des pouvoirs de télékinésie.
Ce que j’en ai pensé.
Ces grands complexes qui font vivre ensemble des centaines et même des milliers de personnes n’empêchent pas les personnages de ce manga d’être seuls : Yoshikawa est laissé de côté à cause de son père alcoolique, Yamagawa passe ses journées seul ou presque assis sur un banc à observer la vie du quartier etc. Les deux principaux personnages humains sont eux aussi victimes de cette solitude et cherchent à la briser : Chô-San en tuant des gens et Etsuko en protégeant Yoshikawa. Chacun son truc.
Les immeubles sont à mes yeux plus que décoratifs et sont des personnages à part entière. Fourmilières massives, ils occupent tout l’horizon et permettent d’enrichir le travail graphique d’Otomo. J’ai eu une pensée émue pour 20th Century Boy en lisant Dômu. 20th Century Boy représente des visages sur un bon 90% du papier utilisé ce qui laisse penser à un remplissage hâtif des pages pour remplir les exigences de bouclage (je n’ai vraiment pas aimé cette série, j’y reviendrai plus tard). Ici non, le décors est bien représenté et sert de véritable théâtre aux événements tout en abordant la question des conséquences de l’urbanisme sur les rapports sociaux.
En parlant de théâtre des événements, on peut dire que celui-ci est bien animé. Oubliez Matrix qui n’est qu’un travail d’amateur sponsorisé par MC Afee. Dans Dômu, ça vole, ça se téléporte et ça explose à tout bout de champ. Ce qui s’annonçait comme une enquête policière bascule en un affrontement dévastateur à grands renforts d’effets spéciaux avec une mise en scène souvent très bien sentie.
Enfin, je ne peux malheureusement pas passer à côté de soucis d’ordre narratifs. Si le sujet est plein de potentiel et laisse entrevoir un futur Akira, il est ici mal exploité à mes yeux. Des coupures apparaissent dans le récit et il arrive souvent que l’on passe du coq à l’âne sans savoir pourquoi ni comment. Surtout j’ai été frustré car l’histoire se résume un peu trop à une tatane entre deux télé kinésistes. On ne sait pas d’où ils viennent et leurs motivations sont à peine effleurées si bien que j’ai eu cette impression d’un travail incomplet.
En conclusion :
De l’action, de l’action de l’action certes, mais ça ne fait pas tout
Graphisme : 8/10. Bon travail graphique avec des efforts remarquables sur les décors.
Narration : 3/10. C’est là que le bas blesse : thèmes abordés de manière partielle et les sauts dans le récit sont désagréables.
Histoire : 4/10. Ça pourrait être bien mais le sujet est mal exploité.
Note totale : 5/10. A réserver aux fans d’Otomo, Akira représente un travail beaucoup plus complet.
Bonne poire
C'est elle dont j'avais croisé le père il y a quelques temps à Madeleine un midi.
Elle voulait donc reprendre contact car avec la mort de son père cet été. Le pauvre était un bon bougre qui a traîné un cancer de l'appareil digestif sans s'en rendre compte et qui a été emporté en 2 jours une fois la chose découverte. La même que ma grand mère l'année dernière.
Elle est en pleine période d'instrospection et cherche à donner un sens à sa vie. Ele a donc décidé de m'appeler pour l'aider dans sa quête de sens.
Je vais lui en donner du sens à sa vie moi, elle va pas être déçue.
Training
Stéréo
Avec ça, j'étais heureux come tout pour écouter du Queen bien fort dans le salon : un album différent tous les jour par ordre chronologique de façon à bien pouvoir m'en empreigner et à bien sentir l'évolution du style.
Seulement, il y avait un soucis dont je ne me suis rendu compte qu'après bien des années : le système déconnait et le son était en mono : on n'entendait que le son du haut parleur de droite quand on est face aux enceintes. Ca changeait pas mal de choses :