dans l'avion du retour
Sacrée Bérénice
A l'ouest, rien de nouveau
- Enfin des nouvelles du front.
Constat le plus marquant : tout est construit autour du gâchi ici :
Les 3/4 du temps, on ne nous donne pas de couverts au restaurant mais des trucs en plastique à jeter juste après. Il nous a fallu deux jours pour avoir un verre en verre et une vraie assiette...
La clim est partout et trop. Les couloirs du métro sont surchaufés à cause de la clim à l'intérieur du métro et il fait froid à l'intérieur des rames. Mieux, on se les cailes dans les restos
Les maisons sont en contreplaqué
Etc, etc etc
Echelle de notation
- 0, gâchis de papier, à enterrer à côté d'un temple bouddhiste pour que l'arbre puisse se réincarner et avoir une meilleure vie la fois suivante
- 1, peut servir de PQ
- 2, a voulu se prendre au sérieux et est tombé dans le ridicule
- 3, une bonne blague
- 4, se faire rembourser par le marchand qui a recommandé ça et lui casser le genou au passage pour la perte de temps occasionnée
- 5, ça vaut la peine d'être lu mais ne pas le lire revient à rater un épisode des feux de l'amour
- 6, ça vaut un achat,
- 7, c'est du bien
- 8, à mettre en haut de l'étagère
- 9, un peu comme Women de Bukowski, tout le monde devrait le lire ou l'avoir lu
- 10, si tout le monde sur terre l'avait en livre de chevet, la guerre n'existerait plus, l'air serait plus propre, Boy George ne efrait plus des travaux d'intérêts généraux, Rob des Mini Vanili ne serait pas mort d'overdose et Mel Gibson ne ferait pas des blagues antisémites lorsque qu'il se fait arrêter pour conduite en état d'ivresse
Liberté chérie
Après quelques pérégrinations matinales, je l'ai donc posée chez un horloger pour faire changer la pile.
Pour la première fois depuis des années, je n'ai plus de montre.
Et ben ça fait bizarre :
- Mon poignet est plus léger
- Je ne suis plus contraint par le temps. C'est con à dire, mais avoir une monter sur moi me pousse à regarder l'heure continuellement pour voir si je suis "dans les temps". Même si je suis en vacances. C'est con quand même. Courrir, toujours courrir, quelle vie à la con.
Chacun ses préoccupations
J'ai beaucoup aimé quand il m'a demandé si à Paris on avait pas trop de problèmes de délinquance avec les noirs.
Plop
Et ben c'était bien agréable cette soirée improvisée.
Enfin
C'est donc Osfficiel, je vais pouvoir partir en vacances.
Par contre, ai pas pu garder mon ancien passeport avec tous mes visas dessus.
Snif
Le prochain, je le déclarerai volé
Je ne suis pas mort

Fiche d’identité :
Titre : Je ne suis pas mort
Auteur : Hiroshi Motomiya
Editeur : Delcourt
264p
Style : Robinson près de chez vous
L’histoire :
Kenzô Okada approche de la retraite. On se met à penser voyage, détente et petits enfants pour lui mais les choses ne tournent pas comme prévu : il se fait licencier, sa femme l’abandonne après avoir vidé l’appartement et les comptes familiaux et ses enfants ne répondent plus au téléphone. Bref, il est des jours où tout va pour le plus mal dans le plus mauvais des mondes et Kenzô décide de rentrer à sa ville natale pour se suicider. Manque de chance encore une fois, il échoue à se pendre.
Cet échec agit sur lui comme un déclic qui va lui donner l’envie de vivre seul dans les bois.
Ce que j’en ai pensé :
Kenzô est un personnage attachant. Au début du récit, on le voir subir sa vie : manque de confiance en lui-même, vieux jeu et abandon par tous. Puis, sa vie d’hermite va le révéler. On le voit devenir autonome, courageux et même sage. Cette progression vers la sagesse est soulignée par ses traits de visage, si le Kenzô du début est peureux, anxieux et triste, le Kenzô de la fin de l’histoire est apaisé, heureux, déterminé et sage. Le retour à la nature n’est pas une régression mais au contraire un progrés qui permet au personnage de se trouver lui-même.
Il est intéressant de voir de Kenzô ne coupe pas totalement les ponts avec la civilisation. Il aurait pu vivre avec une peau de bête dans une grotte mais non. Il se construit son propre domaine dans la forêt avec sa cabane aménagée version confort plus, ses terres cultivées, ses réserves et tout le reste. Plus que fuir la modernité Kenzô cherche à se retrouver lui-même. Après toutes ces années que l’on devine stériles, on voit son besoin de vivre pour lui-même.
Nos petites vies sont bien confortables et cette histoire est là pour nous le rappeler. Dans la nature les dangers sont partout et le moindre événement peut tout faire basculer. D’accord, certaines scènes peuvent paraîtres exagérées et même crues (je pense à la blessure faite par le sanglier et à la scène d’accouchement) mais après tout pourquoi pas.
En conclusion :
L’histoire simple et bien racontée d’un homme qui décide de reprendre sa vie en main. Un one shot qui vaut le coup d’être lu et qui a le mérite de poser la question de savoir ce qu’est le bonheur dans la vie.
Graphisme : 7/10. Le style peut paraître un peu vieillot vu la date de parution mais cela passe très bien. Des efforts ont été faits pour tout ce qui est décors et évolution des personnages.
Narration : 6/10. Simple et efficace. L’évolution des personnages est bien menée
Histoire : 6/10. Une façon originale de reprendre sa vie en main
Note totale : 6/10. Un bon petit divertissement intelligent