Japan
29 Septembre 2009 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas
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Fiche d’identité :
Titre : Japan
Auteur : scénario Buronson et dessin Kentaro Miura
Editeur : Glénat
192p
Style : mad max nationaliste japonais
L’histoire :
Katsuji Yashima est amoureux d’une présentatrice télé et la suit partout en espérant que son amour trouve une réponse positive chez elle.
Au cours d’un reportage à Barcelone, tous deux se trouvent pris dans un éboulement de terrain qui les mène dans une sorte de grotte où un nain fripé leur prédit la fin du Japon façon Carthage (bah ui, à force d’être trop arrogants, c’est le Karma, un jour il faut payer)
Et hop, abracadabra, le trou du cul du chat, nos comparses se retrouvent téléportés dans un futur Mad Max nationaliste version cheap où les japonais sont traités comme des sous hommes pour avoir épuisé la terre.
Ce que j’en ai pensé :
Je n’ai qu’une seule chose à dire : youhou.
Berserk et Hokuto no Ken sont deux séries souvent comparées du fait de leur violence alors forcément, quand les deux hommes à leur se croisent, tout fan qui se doit est émoustillé. Et là, le mariage s’est fait pour le meilleur et surtout pour le pire.
Graphiquement, cela date un peu mais c’est aussi normal car ce one shot de trop est de 1992 alors que Berserk n’existait que depuis pas plus de 2 ans. On retrouve le style de Miura avec des éléments qui rappellent plus qu’un peu la troupe du faucon : casques, armures et coupes de cheveux. Par contre, ne cherchez pas d’originalité dans le dessin : tout est une basse resucée de Mad Max et de Hokuto No Ken.
L’histoire n’apporte rien : les japonais ont été arrogants, on leur fait payer une fois la terre épuisée mais ils retrouvent leur fierté et repartent à la conquête de la planète. Voilà, je viens de résumer 192 pages en 1.75 ligne.
Le pompon est atteint quand on s’intéresse au fond de l’histoire. Le tout est quand même plus que teinté de nationalisme et de virilité mal placée. Mon passage préféré est un dialogue entre le personnage principal et un autre gugus. Pourchassés par les vilains européens, ils se cachent sur une plage quand débarquent des européens accompagnés de japonaises :
« Toutes ces femmes… ce sont des japonaises non ?
Ouais, des japonaises pure souche.
Mais qu’est-ce qu’elles font avec ces types ? »
Ou comment le mâle envisage sa femelle, je vous le dis, c’est que du bonheur. J’ai aussi beaucoup aimé les dernières répliques de l’histoire : « Nous allons bâtir un nouveau pays. Et tout homme, quelles que soient ses origines pourra y vivre avec dignité. Ce nouvel état, je l’appelle Japan ». Où l’on se rend compte que les Etats Unis ne sont que des petits joueurs quand il proposent de faire du 4 juillet une fête mondiale dans Independence Day.
En conclusion :
Un collector tellement que c’est mauvais
Graphisme : 4/10. Aucune originalité. Heureusement que le trait est quand même un minimum travaillé
Narration : 5/10. Ni bon, ni mauvais.
Histoire : 1/10. Aucun intérêt si ce n’est indirectement pour avoir une idée du nationalisme au Japon.
Note totale : 1/10. Nanard nationaliste de mauvaise qualité à réserver aux amateurs de nanarland.