L'homme qui marche
14 Décembre 2010 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas
Fiche d’identité :
Titre : L’homme qui marche
Auteur : Jiro Tanigushi
Editeur : Casterman
280 X 2
Style : l’homme pressé, c’est un has been.
L’histoire :
C’est l’histoire d’un mec qui prend le temps de marcher et qui découvre ainsi le monde qui l’entoure.
Ce que j’en ai pensé :
L’homme de la ville est tel un animal de la ferme : il se lève à heure fixe, emprunte le même chemin pour aller bosser / se faire traire, marche vite avec ses œillères, mange / rumine le fourrage que son employeur veut bien lui donner et réagit autant qu’un vache regardant passer un train quand un de ses congénère se fait agresser dans le métro juste à côté de lui.
Et bien cela ne peut plus durer ! Tanigushi propose ici à l’homo urbanus de faire un pas de côté. Comment ? Rien de plus simple, il suffit de marcher calmement et de se laisser porter par ses pas pour découvrir le monde qui l’entoure. Pas de super héros, pas de chien qui parle, pas de rayons lasers ou autre, juste un homme anonyme (il n’a pas de prénom, chose rare pour un personnage principale) qui un jour décide de marcher à son rythme et qui découvre enfin le monde qui l’entoure. Et ça, c’est cool.
Marcher calmement est l’occasion de redevenir curieux et de faire attention à tous ces détails qui nous entourent : un animal, une fleur, des personnes. Tanigushi nous présente une ville moyenne japonaise et quel plaisir. Je ne sais pas si la représentation d’une ville est juste où non, mais ici on découvre une ville proche de la nature. Et ça, ça émeut le parigo qui écrit ces lignes la nature à portée de la main tellement que c’est rare.
En conclusion : Pas le meilleur ni le plus mauvais de Tanigushi mais une œuvre intéressante à lire.
Graphisme : 6/10. Du Tanigushi tout ce qu’il y a de plus classique
Histoire : 4/10. Rien de plus simple : un type qui prend le temps de marcher
Narration : 6/10. Bonne narration : le rythme et le sujet sont en parfait accord
Note totale : 6/10. Une œuvre dans la moitié supérieure de Tanigushi.