Tomié
23 Août 2010 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas
Fiche d’identité :
Titre : Tomié
Auteur : Junji Ito
Editeur : Tonkam
200p * 3
Style : femme fatale
L’histoire :
Tomié est une jeune femme qui attire les hommes comme un pot de miel attire les abeilles. Seulement voilà, elle les rend fou et soit ils se tuent entre eux pour cause de rivalité soit ils la tuent enfin ils essayent vu qu’elle est immortelle.
Ce que j’en ai pensé :
Pas de chance là non plus, pour accéder à l’intégralité des histoires, j’ai du commander un tirage américain de la chose vu que les tomes français ne sont plus édités.
Tomié est calqué sur le même modèle que Spirale : Ito fait des variations autour d’un thème mais sans apporter de nouveau développement vraiment convaincant à l’univers créé cette fois-ci. On se retrouve avec une sorte de construction à la Black Jack sauf que les différents coups de pinceau ne permettent pas de d’affiner l’image globale de l’univers ou des personnages. Le principal défaut de cette œuvre est qu’il ne va pas assez au fond des choses et je suis personnellement resté sur ma faim : pourquoi Tomié est-elle attirante au point de les rendre fous ? Quelle est son histoire / sa genèse ? Quelle fin ? Et ben on ne sait pas et c’est bigrement frustrant.
Graphiquement, l’œuvre est intéressante car elle permet de se rendre compte de l’évolution graphique de Junji Ito : le trait s’affine, les plans sont de mieux en mieux cadrés et l’auteur fait preuve d’une certaine créativité graphique pour illustrer les déformations de Tomié
En conclusion :
Tant de pages pour finalement en arriver là, c’est bien dommage.
Graphisme : 5/10. On part d’assez bas pour arriver au niveau de croisière de l’auteur. La série a bien évoluée graphiquement au fil des ans
Histoire : 4/10. Ben c’est l’histoire d’une gonzesse qui rend les hommes fous et qui ne meure jamais, même une fois réduite en morceaux
Narration : 3/10. C’est toujours la même histoire alors forcément ça lasse. Une ou deux histoires sortent cependant du lot en faisant glisser la réalité dans l’horreur sans que les personnages ne s’en rendent compte.
Note totale : 4/10 pas indispensable, sauf pour les fans de Junji Ito afin de voir l'évolution du dessin.