L'arbre du soleil
Fiche d’identité :
Titre : L’arbre du soleil
Auteur : Osamu Tezuka
Editeur : Tonkam
Autour de 2400p en 8 volumes
Style : les temps changent
L’histoire :
Ibuya est un guerrier en devenir et Tezuka est médecin en devenir. L’arbre du soleil nous raconte leurs destins croisés à l’époque de l’ouverture forcée du Japon vers l’extérieur suite aux canonnades du colonel Perry
Ce que j’en ai pensé :
Tout d’abord carton rouge à Tonkam pour le travail effectué sur cet œuvre. C’est le pire travail de transposition de manga que j’ai jamais vu de ma vie. Tout d’abord, le sens de lecture est changé pour passer au français et on se retrouve fréquemment avec des incohérences de plans et de cases. Pire que tout, la traduction. Jacques Lalloz nous a pondu un truc encore pire que les traductions française de l’anime Hokuto No ken. Imaginez, des japonais qui finissent leurs phrases avec des « peu chères » dignes des plus grands Pagnol. Et je ne vous parle pas des fautes d’orthographe et des dialogues entre américains et japonais où l’on alterne l’anglais, le français soutenu et le niveau d’expression d’un gamin de 3 ans. Aucune cohérence / continuité. Je n’avais jamais vu ça et j’espère ne jamais le revoir.
Pour ce qui est de l’œuvre elle-même, on retrouve le thème cher à Tezuka de l’opposition modernité / tradition qui apparait entre les différents types de médecine et entre américains et japoanais. Ayako le montrait au sortir de la deuxième guerre mondiale, ici c’est au moment des coups de canon du colonel Perry. On sait de quel côté le cœur de Tezuka penche, mais c’est un vrai plaisir de le voir dérouler car « L’arbre du soleil » est un beau cas d’étude à faire de la narration. C’est simple, le rythme est bon tout au long des 2400p sans s’essouffler ni grosses ficelles avec un intérêt du lecteur sans cesse soulevé. Autant Mizuki tient les histoires courtes, autant Tezuka tient la longueur sans la moindre difficulté et même avec brio.
L’arbre du soleil est aussi et surtout l’occasion de nous faire le dessin du Japon aux premiers jours de son ouverture vers l’extérieur et Tezuka aborde plusieurs thèmes avec beaucoup de justesse.
Premier point m’ayant marqué : les mœurs des personnages. Encore une fois chez Tezuka, les femmes apparaissent comme soumises aux hommes avec claques et viols qui sont présentés comme des choses presque ordinaires. Barbara avait de la chance, elle ne se faisait que claquer. Le personnage de Tezuka (le médecin) est assez amusant d’ailleurs dans la mesure où il passe son temps à aller aux putes même marié sans que cela ne lui paraisse déplacé, à moins que ce ne soit moi qui sois trop coincé.
Deuxième point marquant : le choc des cultures. Tezuka passe beaucoup de temps à présenter ce choc lié à l’arrivée des américains. Japonais et américains sont présentés avec leurs travers lors de leurs rencontres : préjugés, nationalisme, absence de volonté de comprendre l’autre etc. Tout est là pour que la rencontre entre les deux cultures ne fonctionne pas et pourtant les gens vont apprendre à se connaître progressivement grâce à la bonne volonté d’une minorité d’hommes décidément bien patients.
En conclusion :
Bonne intrigue rondement menée.
Graphisme : 7/10. Du Tezuka bien maîtrisé
Histoire : 5/10. Un œil intéressant sur une période clef de l’histoire du Japon
Narration : 7/10. Pile poil comme il faut avec un bon rythme
Note totale : 6/10. Fait parti des œuvres de Tezuka à lire en priorité.
Achat immobilier
Bon, me gave :
- A chaque fois que je vois ma banquière, elle me demande des papiers différents
- Mon colloc doit me faire une attestation d'hébergement débardant de 2 mois la période pendant laquelle je colloque avec lui, du coup, je vais devoir demander une attestation à mon ancien proprio qui va metter 15 plombes à me faire ça
- Les combles au dessus de mon futur chez moi, ben certains me disent que ça m'appartient de droit, d'autres que je vais devoir les payer le prix fort...
Bref, je suis obligé de coacher des tocardos pour faire avancer mon projet.
Me gave d'être entouré de glandus
Fin des vacances
Bon ben les vacances, c'est fini
Ca faisait un moment que j'avais pas pris de vacances en France et ben je me rappelle pourquoi.
- Les gens sont malpolis et sans gène
- Les commercants ne cherchent qu'à te piquer du fric
- Les restos sont aussi chers et dégueux qu'à paris au fin fond de la cambrousse
- Le sens du service, les gens connaissent pas
- Etc etc etc.
Je finirai vieux con avec un fusil
One Piece
Fiche d’identité :
Titre : One Piece
Auteur : Eiichiro Oda
Editeur : Glénat
200p X 12 (la suite viendra plus tard)
Style : Sacrés pirates
L’histoire :
Bon ben le pitch est connu, pas la peine de préciser : Luffy veut devenir le roi des pirates, il part en mer se constituer un équipage et vivre des aventures.
Ce que j’en ai pensé :
L’histoire commence finalement assez lentement à mes yeux, les deux premiers tomes sont pas bien folichons mais par la suite le tout s’améliore grandement et les chiffres de vente de la série sont pleinement justifiés.
Suivant l’historie en anime depuis des années, la première chose qui m’a marqué est le graphisme. Le tout est dynamique / pêchu mais pas encore tout à fait assez détaillé mais avec des bases montrant la créativité d’Oda. Et ça, c’est plus qu’encourageant.
En parlant de dynamisme, le niveau d’action est bon et quelques planches sont très bien conçues et restituent de manière juste le niveau d’intensité de l’action et la pêche des coups. On retrouve les meilleures planches de Dragon Ball à mes yeux. Le tout est dynamique mais parfois trop, j’ai eu l’impression d’avoir des planches surchargées et donc une action difficilement lisible. Mais bon, on fini par s’y faire.
Le niveau de narration est très bon : on connait déjà le résultat, mais l’historie rebondit bien régulièrement et Oda arrive à instiller juste le niveau de suspens nécessaire pour maintenir l’intérêt du lecteur surtout Là où Oda est très bon, c’est qu’il installe progressivement les briques de son récit qui permettent à l’histoire et plus généralement à l’univers créé de former un tout particulièrement bien cohérent.
Enfin, l’état d’esprit peut surprendre au départ : les personnages sont pleins de bonne volonté / bons sentiments au point que le tout peut paraître niais. Faut se faire à l’idée que ce ton durera sur l’ensemble de l’œuvre (au moins jusqu’au tome 54 en fait). En parallèle à cet aspect niais, Oda propose des thèmes et des scènes beaucoup plus mâtures. Je ne spoilerai pas ici, mais ces moments plus adultes sont bien amenés et permettent de toucher différents niveaux de public
En conclusion :
Une œuvre fleuve à suivre absoluement
Graphisme : 6/10. On passe de l’assez anodin à des planches plus travaillées. Le style graphique permet de mettre en place un univers cohérent et le visionnage de l’anime pour les plus courageux apporte un complément non négligeable
Histoire : 5/10. Le pitch de base ne casse pas trois pates à un canard
Narration : 9/10. C’est le point fort de cette série : un univers cohérent, du suspens juste comme il faut, de l’humour et des thèmes beaucoup plus sérieux etc.
Note totale : 8/10. Tous les ingrédients sont là pour faire un grand manga. Pourvu qu’Oda arrive à garder le rythme.
Spirale
Fiche d’identité :
Titre : Spirale
Auteur : Junji Ito
Editeur : Tonkam
200p * 3
Style : ça tourne trop vite
L’histoire :
Suichi et sa gonzesse Kirié assistent à des phénomènes étranges dans leur ville : des choses paranormales ont lieu et prenant systématiquement la forme d’une spirale
Ce que j’en ai pensé :
Bon ben pas de chance pour moi, les tomes ne sont plus publiés par Tonkam et je n’ai pu mettre la main que sur les 2 premiers volumes donc ma critique ne peut être exhaustive sur cette œuvre.
Tout d’abord, on a la chance ici d’être dans le haut du panier du dessin d’Ito : le dessin est fin et bien détaillé. Mieux, il fait preuve de tout un travail original pour travailler sa thématique de la spirale avec un succès certain.
L’idée de créer des histoires d’horreur autour de la forme de la spirale est originale et bien pensée. Cela permet de donner des variations autour d’un thème et une certaine cohérence tout en apportant de la variété.
Par petites touches, Ito nous fait basculer vers l’horreur la plus complète si bien que tous les dérapages hors réalité rationnelle apparaissent comme naturels. Attention, je ne dis pas que les histoires sont téléphonées mais plutôt que l’on se retrouve dans une situation faisant que l’on ne saurait faire la différence entre le rêve et la réalité.
En conclusion :
Dommage que cette œuvre arrive en rupture de stock
Graphisme : 7/10.Traits fins et belle déclinaison pleine d’inventivité du thème de la spirale
Histoire : 6/10. Petites touches qui forment un tout cohérent. Dommage de ne pas pouvoir connaître la fin
Narration : 6/10. Efficace comme il le faut pour plonger progressivement dans la folie
Note totale : 6/10 un bon récit d’horreur
Sans papier
Ca fait plus de 3 mois que mon colloc a pas acheté de PQ.
Moi, j'ai oublié d'en racheter la semaine dernière et depuis, je suis pas allé faire les courses.
Ce soir mon colloc a invité 10 potes / copines à lui pour une petit dîner des familles à la maison et à 22h il ne restait plus que 25% d'un rouleau.
Me demande comment va finir la soirée.
.En tout cas, moi je suis tranquille maintenant.
De l'art d'être son propre chef, ou presque ep 2
Ce midi, j'étais complètement claqué de chez claqué.
Pour la peine, j'ai fait la sieste 1/2h dans mon bureau sans que personne ne puisse m'emmerder.
Elle est pas belle la vie ?
Ayé
putain de cyclistes
Ce soir, j'ai failli me faire rentrer dedans par un putain de cycliste.
Ce con prenait une rue à contresens sur un feu rouge.
La sélection naturelle n'est décidément pas assez efficace en ville.
Nekomajin
Fiche d’identité :
Titre : Nekomajin
Auteur : Akira Toriyama
Editeur : Glénat
192p
Style : fonds de tiroir
L’histoire :
Nekomajin est un chat aux pouvoir magiques. Il est fénéant, fauché et il cogne très fort.
Ce que j’en ai pensé :
Je continue ma série des ratés, pourvu que ça s’arrête rapidement.
Nekomajin est un oneshot mal inspiré qui se veut une parodie de Dragon Ball et des autres œuvres de Toriyama. Malheureusement, la sauce ne prend pas principalement à cause de Nekomajin qui a le charisme d’une truite abandonnée hors de l’eau. Les seuls moments où le niveau remonte (dessin, narration, histoire, humour et charisme) sont justement lors des interventions des personnages de Dragon Ball. *pensée émue pour Végéta*. Le reste est bien plat à mes yeux et l’idée de voir Végéta vouloir se barrer au milieu d’un combat est ôh combien révélateur et le lecteur pourrait bien avoir envie de faire de même.
En conclusion :
Pour les fans de Toriyama et encore…
Graphisme : 5/10. On alterne entre du moyen et quelques planches Dragon Ball bien senties
Histoire : 3/10. Aucun intérêt
Narration : 3/10. Rien de bien folichon et d’ailleurs, Toriyama fait référence à sa mauvaise utilisation du nombre de planches pour construire ses histoires.
Note totale : 4/10 avec ça, quelques pointes d’humour bien senties, mais le tout demeure malheureusement insuffisant.