Foutu
Ayé, suis officiellement passé dans la catégorie des vieux cons : suis tonton
Hokusaï
Fiche d’identité :
Titre : Okusaï
Auteur : Shotaro Hishimori
Editeur : Kana
608p qui passent toutes seules
Style : Hokusaî, sa vie, son oeuvre
L’histoire :
La biographie non linéaire d’Okusaï, le grand dessinateur japonais.
Ce que j’en ai pensé :
Tout d’abord grand bravo pour le dessin. Ici, pas de sommets d’inventivité ou d’originalité mais un souci de détail et de précision dans le dessin que je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà croisé dans un manga. Le trait fait preuve d’une grande maturité pour le cœur de l’histoire et les reproductions très fréquentes des travaux d’Okusaï nous montrent le désir d’Hishimori de nous faire partager avec beaucoup de justesse et de pédagogie le travail du maître.
J’ai beaucoup entendu parler des étampes d’Okusaï mais mis à part les vagues, je dois avouer que ben je ne connaissais pas grand-chose de lui. La chose est maintenant réparée.
Ici, on retrouve comme pour Miyamoto Musashi l’histoire d’un homme qui choisie de suivre la voie. Ici pas de sabre mais des pinceaux et des crayons. Hishimori nous décrit un personnage amusant qui recherche la perfection de son art mais avec quelques écarts : Okusaï hésite pas à se payer quelques bonnes tranches de cul de temps en temps et il n’hésite pas à céder ses œuvres aux personnes assez insistantes. Okusaï nous apparait comme un éternel homme frustré à la recherche de la perfection et qui n’hésite pas à se remettre totalement en question pour aller plus loin encore.
En conclusion :
Il serait dommage de passer à côté d’un tel hommage à celui que certains historiens japonais considèrent comme le créateur du manga.
Graphisme : 8/10. Beau soucis de précision du trait et très bonne idée de partager des reproductions des travaux d’Okusaï.
Histoire : 6/10. Une biographie simple.
Narration : 6/10. Une approche non linéaire originale.
Note totale : 7/10. Un bon travail de qualité
Fille qui cherche
Hier dans le métro.
J'entendais un saxo au loin dans un couloir. C'est un coin de la station où les musicos de la RATP tournent tous les jours.
En arrivant devant le gars, je suis tombé sur une scène suréaliste : yavait une gonzesse juste devant le saxophoniste qui se tortillait comme une groupie genre à 20 cm de lui avec une jupe maxi courte.
C'était comme dans je ne sais plus quelle pub à la con avec le gugus qui se fait coller par une fille dans une rame de métro vide.
Moi, ça m'est arrivé 2 fois un truc comme ça dans ma vie.
La première fois au Paradize à Marakech et c'était une pute
La deuxième fois au Fenwick à Hong Kong et c'était encore une pute.
Grêve party
Bon ben c'est parti pour une journée de folie.
Enfin, si je peux aller bosser.
Du plaisir de marcher à pieds
Cette aprem, promenade avec ma belle du côté du bois de Vincennes pour profiter du beau temps et voir ce qui se passe dehors de la télé.
En chemin, on est tombés sur tout un tas de voitures bloquées s'exprimant à coups de klaksons.
10 mètres plus loins, on tombe sur un automobiliste sortant de sa voiture en hurlant vers la cause de tous les malheurs sur terre : un père expliquant à sa fille comment faire un créneau. Ca prenait un peu trop de temps pour tous les gens pressés derrière eux.
Tout ça pour ça, j'ai été déçu.
Ils ont même pas été foutus de se cogner sur la tête pour mettre un peu plus d'action...
Le pire dans tout ça, c'est que la fin du pétrole ne signifiera pas la fin de la voiture et que les gens continueront à toujours être aussi cons
Publicité non solicitée
J'ai fait une note il y a maintenant un bon moment sur des filles vendant leurs charmes dans un coin de Paris.
Depuis, j'ai entre 1 et 5 connexions jour sur mon blog sur cet article et j'apparais en premier sur google pour les prostituées chinoises de strarsbourg saint denis.
C'est quand même la super classe. Ca me rappelle quand j'avais topé un collègue qui avait fait des recherches sur la même chose à Grenoble.
Il a curieusement perdu toute crédibilité aux yeux de l'équipe dans les jours qui ont suivi...
La femme insecte
Fiche d’identité :
Titre : La femme insecte
Auteur : Osamu Tezuka
Editeur : Casterman
232p
Style : oncle Ben avait raison
L’histoire :
Toshiko Tomura réussit tout ce qu’elle entreprend dans la vie et les hommes tombent tous follement amoureux d’elle. Ceux qui cherchent à en savoir plus sur elle finissent toujours par en payer le prix.
Ce que j’en ai pensé :
La première chose qui m’a marqué dans ce manga est le dessin. Il s’agit là de ce que j’aurais tendance à appeler la période intermédiaire de Tezuka avec un dessin encore arrondi qui rappelle les cartoons et des décors déjà détaillés mais pas encore assez. Le tout est très typé années 70 grâce à l’utilisation des trames. C’est la première fois que je vois Tezuka utiliser autant de trames dans ses dessins et cela confère à cette oeuvre une touche que je n'ai trouvée nulle part aillerus chez lui pour l'instant.
Deuxième point marquant : le rôle de la femme. Ici comme dans Avaler la terre, la femme est au cœur de l’histoire en tant qu’élément moteur et non uniquement pour se prendre des baffes et c’est tellement rare chez Tezuka.
Toshiko est un personnage complexe. D’un côté on la voit froide, manipulatrice et calculatrice et d’un autre elle entretien un jardin secret qui nous montre sa fragilité. Cette dualité est surprenante et donne un relief bienvenu au personnage. Je suis juste personnellement déçu de ne pas pouvoir en savoir plus sur elle : d’où vient-elle ? Comment fait-elle pour avoir une telle influence sur les hommes ? Pourquoi est-elle comme ça ? Et malheureusement, pas de réponse. Snif.
En conclusion :
Faut pas faire confiance aux femmes. Aïe, non, pas la tête
Graphisme : 5/10. Rien d’exceptionnel hormis les trames.
Histoire : 6/10. Une bonne histoire adulte comme il faut.
Narration : 5/10. Fluide et efficace.
Note totale :6/10. Oeuvre adulte qui se laisse bien lire
Slipping away
Ce soir, retour la tête ailleurs à la maison quand je passe à Montparnasse.
PUTAIN ! j'ai failli me bouffer la pire gamelle de ma vie.
Explications : j'ai des nouvelles chaussures font le talon glisse particulièrement bien.
Il se trouve qu'un(e) enfoiré(e) de sa mère la conne a fait chier son chien dans la gare et s'est produit ce qui devait se produire, j'ai marché dessus du plein talon.
Et là, je me la suis jouée Philippe Candeloro pas maîtrisée et c'est pas passé loin que je me casse pas la gueule directement dans la merde.
Finalement, atterissage en beauté genre même pas peur ça m'arrive tous les matins au petit déjeuner, je gère les crises.
Bon, par contre, merci aux escalators de la RATP. Tu vois lecteur, ya des espèces de poils noirs qui sont de chaque côté des marches. Et ben ils essuient super bien la merde sous les chaussures.
Mancharde sourde
Cette aprem dans les transports, une gonzesse est venu me faire signer une sorte de pétition à la con pour les sourds en me demandant de l'argent pour l'aider. Avec des signes bien sûr pour me demander parce que bon hein, elle parlait pas.
Faisant preuve d'une diplômatie et d'une patience que peu de personne me soupçonnent d'avoir tous les jours au travail, j'ai pas eu envie de faire d'effort. Je lui ai donc balancé un bon "naaaan, suis pas intéressé, dégage" avec un grand sourire.
Ben en fait, elle était super balaise parce qu'elle a réussit à lire sur mes lèvres.
Mais que fait l'UMP ?
Replonger dans les vacances une dernière fois
Anecdote qui m'avait beaucoup amusée à Rocamadour.
Ma belle avait repéré un sac en cui qui lui plaisait dant une boutique à touristos.
On fait donc un tour pour voir ce qu'ils ont en stock. Elle pour voir si elle peut acheter un truc, moi pour lui demander si elle en a vraiment besoin.
Pendant que l'on traînait, une conversation s'est engagée entre le patron et un client qui était intéressé par un produit.
La conversation traîne quand la petite du client (5 ans max) fait comprendre à son monde qu'elle en a marre et qu'elle veut partir. Le patron lui a alors lancé un beau :
"C'est ça hein, tu préfères faire travailler les chinois plutôt que les petits français" comme aurait pu le dire un bon petit frontiste ou umpiste par les temps qui courent.
Ben ui, il était écrit sur la porte qu'il faisait tous ses sacs lui même.
Sauf que quand on est sortis avec ma belle, on l'a topé à sortir plein de sacs de leur emballages en plastique pour les mettre en rayon.