Apprendre à pêcher
Super se disent celles et ceux qui connaissent le plus le personnage, ça lui donnera le sens des responsabilités.
Ben non.
Il a entrepris des travaux grâce à un prêt complémentaire de la banque et là, attention les yeux. Il a rien budgeté et a commencé à tout casser dans sa baraque. Il y a trois semaines, il voulait acheter une bétonnière neuve pour faire ses travaux. pas une d'occaz, une neuve à 700/800€ alors que son budget travaux total est de 22K€.
Résultat des courses, il a tout claqué alors qu'il a pas fini une seule pièce de sa maison et qu'il lui manque encore les chiottes et la salle de bain (il a juste des tuyaux pour le moment ce qui est assez limité pour habiter sur place).
Je plains ma mère qui va devoir l'assister jusqu'à son dernier jour...
Je sais pas lequel des deux a été adopté, mais franchement...
Agoraphobe
Ben ça a pas duré avec le monde qu'il y avait
Vive Internet
Goku Midnight Eye
Fiche d’identité :
Titre : Goku Midnigrt Eye
Auteur : Buichi Terasawa
Editeur : Taïfu
Autour de 800p en 4 volumes
Style : le regard qui tue
L’histoire :
Goku Furinji est un ancien policier reconverti en détective privé.
Mortellement blessé au cours d’une enquête, une organisation s’occupe de lui pour le requinquer et lui greffer un œil bionique avec un ordinateur super intelligent à l’intérieur qui lui permet de commander tout les circuits électroniques de la terre. Rien de moins que ça et là, on se rend compte que T4 et M6 n’ont rien inventé.
Ce que j’en ai pensé :
Les 4 volumes pour 15€ et mon statut de fan de Cobra dans ma jeunesse ont fait que j’ai acheté ces volumes dont je ne soupçonnais pas l’existence.
Ici, Goku se veut moderne. A la trappe le voyage pour accompagner un moine bouddhiste. Ici, on garde que le bâton et quel bâton.
Beaucoup d’auteurs de science fiction passent leur vie à écrire / dessiner des trucs en pour pouvoir dire au bout de quelques années : vous voyez, cette invention j’y avais pensé avant tout le monde. Les suites de 2001 m’avaient sacrément gavé à cause de ça. Terasawa a donc pour sa part inventé la machine suprême qui permet de commander les autres machines. C’est le pitch de l’œuvre et son principal attrait. Le reste est un peu moins glamour à mes yeux.
J’ai été un poil déçu en lisant ces tomes car les similitudes avec Cobra sont un peu trop nombreuses à mon goût : héros au design assez proche, toujours les mêmes paires de fesses (quoi que plus dénudées mais j’ai passé l’âge d’admirer les pages des 3 suisses), toujours les mêmes femmes d’ailleurs, toujours la même mécanique narrative etc. Bref c’est du Cobra peut-être un peu plus adulte et surtout un cran en dessous. Trois semaines après avoir fini la lecture de ces quatre tomes, je dois vous avouer que j’ai oublié 95% des histoires racontées. C’est pour dire si ça tombe dans le pas bien passionnant.
En conclusion :
Il manque un quelque chose pour en faire une bonne œuvre.
Graphisme : 8/10.Bon d’accord, le dessin est assez daté maintenant mais n’empêche que Terasawa a créé un univers graphique qui lui est bien propre avec quelques bonnes trouvailles et un niveau de détail plus important que la moyenne des autres mangas que j’ai pu lire.
Narration : 7/10. Le même que Blackjack ou Cobra : une succession de petites histoires qui au final nous permettent de mieux comprendre les personnages et le monde dans lequel ils évoluent.
Histoire : 3/10. Ouais ben ça casse pas trois pates à un robot comme on dit chez moi-même si le pitch initial est assez novateur pour l’époque où ça a été dessiné (M6 avait cassé la baraque ya pas si longtemps que ça avec un ado à 2 balles avec des nano machines).
Note totale : 5/10. Pour les fans qui veulent en savoir plus sur l’œuvre de Terasawa. Les autres peuvent passer leur chemin sans trop se faire de soucis pour leur culture.
Bingo, again
On papote de la famille quand arrive le sujet de sa soeur (j'avais fait une note là dessus, une fille adorable comme tout mais qui se cogne des tocardos finis)
On parle donc de sa soeur qui compte passer son année au chômage pour préparer à distance un CAP puericultrice alors que l'année dernière, elle était encore en iufm pour devenir institutrice...
Son mec est arrivé en fin de droits cet été et a donc pris un temps partiel chez mac do à 20h par semaine pour ramener un peu de sioux à la maison.
Bref, on parle d'elle et de son tocard :
"Clair que c'est pas gagné avec son mec, je sais pas ce qu'il vont devenir tous les deux à faire leurs assistés comme ça. Enfin, heureusement qu'il y a pas de gosses. Pourvu qu'ils ne fassent pas la connerie parce que sinon, je sais pas ce qu'ils vont pouvoir faire. Tu t'imagines, les gamins vont naître en dessous du seuil de pauvreté avec des parents fénéants. J'ose même pas imaginer ça.
_Attends, tu sais pas la meilleure ? Je ne t'ai rien dit, d'accord ?
_C'est bon, j'ai compris, pauvre gosse."
Et donc j'ai appris ce soir que ma cousine et son mec au chômage tous les deux en août ont décidé de faire un gosse ensemble...
Ma tante en a pleuré, mon oncle a pas osé parler
Mariage
Un des gens sur place nous a annoncé qu'il envisage de se marrier.
Bonne nouvelle me direz vous, mais en fait non. Détails :
La belle en question est une secrétaire de sa boite qu'il a tirée lors d'un voyage. Ils sont "ensemble" depuis 1.5 an et ont du se voir au total 3 mois à tout cassé, le reste se passant au téléphone.
Il vient du beau 16ème, elle des belles couches moyennes moins d'amérique du sud.
Il pense à se marier avec elle pour des convenances admiistratives (il part en expatriation, le maraige est un moyen pratique de la faire venir avec lui).
Bref, ça sent pas bon, j'en connais une qui doit penser à se mettre bein au chaud...
Sélection naturelle
Toujours dans le métro, je remontais le quai quand la sonnerie de fermeture des portes s'est mise à retentir.
A ce moment là, un mec s'est précipité dehors de sa rame la tête la première.
Il s'est donc retrouvé la tête coincée dans la porte avec les portes juste sur sa gorge.
Domage, un de ses potes était là pour ouvrir la porte à la main et l'empêcher de s'étrangler
grrrrr
Un mec a commencé à s'appuyer sur une des barres centrales avec tout son dos.
Ma main étant dessous, je lui ai fait comprendre qu'il me gênait.
Il s'est excusé et en levant mes yeux de mon journal avec un regard bien méprisant comme je les affectionne, je l'ai vu : la cinquantaire bien entamée.
Il était accompagné d'une petite jeune de moins de 30 ans.
Je lui ai fait un regard compréhensif et je suis retourné dans mon journal
Under Current
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Fiche d’identité :
Titre : Undercurrent
Auteur : Tetsuya Toyoda
Editeur : Kana
292p
Style : connais-toi d’abord
L’histoire :
Kanaé et son mari Satoru gèrent ensemble une entreprise de bain douche jusqu’au jour où ce dernier disparait sans laisser aucune trace. Commence alors les rumeurs en ville et surtout les interrogations pour Kanaé qui ne comprend pas les circonstances de la disparition de son mari.
Undercurrent commence au moment de la réouverture du ban douche par Kanaé et sa tante qui sont rapidement rejointes par M. Hori, un homme travailleur et peu locasse envoyé par le syndicat des bains douche.
La vie reprend son cours avec cette question de savoir pourquoi Satoru a disparu de la sorte.
Ce que j’en ai pensé :
Cela fait longtemps que je n’avais pas lu un manga dit réaliste et là, je dois vous dire que j’y ai pris un très grand plaisir. Que les choses soient bien claires, Undercurrent raconte une histoire qui pourrait se passer aujourd’hui à côté de chez vous avec un trait de dessin, un rythme et des personnages on ne peut plus proches du vrai.
Le dessin est clair, net et précis. Ni trop de simplification, ni trop de détail, le tout est très efficace et bien travaillé. Les passages en lavis sont très bien sentis et sur quelques planches je n’ai pas pu m’empêcher de lancer un « rôôôôôôôôôôô, c’est vraiment pas mal du tout ce plan ».
Deux questions reviennent tout au long de ce manga : connait-on les gens qui nous sont proches ? Est-ce que nous nous connaissons nous même ? Si aucune réponse n’est apportée directement, Toyoda nous montre la voie du questionnement pour y arriver avec plein de finesse.
La disparition / fugue d’un être que l’on croyait très proche soulève plein de questions de fond que l’on a peu l’habitude de voir traitées : pourquoi les gens disparaissent ? Que deviennent-ils ? Comment réagissent ceux qui restent ? Comment passer le cap ? Tetsuya Toyoda se pose ces questions et y apporte sa réponse en nous faisant assister au parcours de ses personnages. Le sujet est traité de manière sérieuse tout en ménageant des moments qui m’ont fait sourire.
J’ai aussi beaucoup aimé les personnages de ce manga. Ils ont été très bien travaillés et chacun d’entre eux fait avancer le récit avec sa contribution qui lui est propre. Ils sont tous réalistes, naturels, spontanés et marqués par leur histoire personnelle. Je mets des mentions spéciales à Kanaé pour son côté femme courage et pour ses mimiques, à Yamazaki pour son côté incongru et à grand père Sabu pour son espièglerie. Ces destins qui se croisent sont tous très attachants.
En conclusion :
Un de mes coups de cœur dans tout ce que j’ai pu lire de manga et il y en a un paquet (plus de 500 tomes à la maison). Tout est là : histoire et narration maîtrisées avec quelques pointes d’humour très bien senties, personnages attachants et très bien travaillés et dessin impeccable.
Graphisme : 7/10. Le dessin nous permet de nous plonger le plus naturellement possible dans une histoire réaliste. Les expressions des personnages sont particulièrement bien rendues.
Narration : 9/10. Tetsuya Toyoda a une très grande maîtrise de son sujet. Le rythme est très approprié, presque cinématographique et l’histoire progresse au fur et à mesure de la découverte de la personnalité des gens
Histoire : 7/10. Un thème on ne peut plus classique mais traité avec beaucoup de justesse.
Note totale : 9/10. Un de mes mangas préférés
Salsa
Au final, c'était quand même con, c'est comme aller en club échangiste avec son propre sandwich
La cuisse qui grate
Un un moment, il s'est longuement arrêté pour se gratter la cuisse bien haut.
J'ai été gêné...