Stéréo
Avec ça, j'étais heureux come tout pour écouter du Queen bien fort dans le salon : un album différent tous les jour par ordre chronologique de façon à bien pouvoir m'en empreigner et à bien sentir l'évolution du style.
Seulement, il y avait un soucis dont je ne me suis rendu compte qu'après bien des années : le système déconnait et le son était en mono : on n'entendait que le son du haut parleur de droite quand on est face aux enceintes. Ca changeait pas mal de choses :
Temps
Je courre partout et j'ai pas l'impression d'avoir du temps pour moi même.
Adieu tranquilité et insouciance.
Tout cela me fait penser à quand j'étais ado. A l'époque, j'écoutais la radio, skyrock (ils passaient encore de la vraie musique, pas du rap à 2 balles) avec Skyman, Super Nana et tous les autres.
Bon, d'accord, je ne savais pas encore que Skyman était un garçon trés drôle à l'entenne mais un peu moins dans la vraie vie. J'étais jeune.
Donc, à cette époque, j'aimais beaucoup cette chancon :
Je ne pensais pas qu'elle deviendrait d'actualité
Panorama de l'enfer

Fiche d’identité :
Titre : Panorama de l’enfer
Auteur : Hideshi Ino
Editeur : IMHO
195p
Style : on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
L’histoire :
Un père de famille nous raconte son goût pour la peinture en nous parlant de ses histoires de famille avec des ancêtres tordus et des gamins qui sont assez prometteurs pour perpétuer la tradition familiale.
Ce que j’en ai pensé.
Bourdieu, quand tu nous tiens, tu ne nous les lâches plus. Ici, la reproduction sociale marche à plein dans tout ce qu’elle a de plus beau. Un sursaut du personnage principal permet heureusement de corriger le tir. Ui, je sais, c’est pas très net, mais je veux pas spoiler comme un malpropre, je tiens juste à attirer votre attention sur des aspects de sociologie..
L’aspect autobiographique de ce manga laisse rêveur quant à la vie de l’auteur : bombe atomique, père alcoolique, mère qui le bat, scène du retour au Japon dont il est le seul enfant survivant etc. Vous croyiez que vos parents étaient psychotiques, ben vous en reviendrez en lisant ce manga et vous vous estimerez heureux. Beaucoup. Mieux, vous vous sentirez même normal(e).
L’autre aspect marquant de ce manga est l’exploitation de l’horreur et de la violence façon industrielle : ça cogne les gosses, torture des animaux et se mutile à tours de bras. Ça pourrait être pas mal mais là non. Autant Brain dead m’avait beaucoup amusé, autant ici, l’horreur et les corps mutilés m’ont ennuyé. C’est tout simplement too much au point que le message est noyé dans le sang et que le tout perd totalement son intérêt en devenant gratuit, un peu comme dans Doberman (mais quelle merde ce flim quand j’y repense tant sur la forme que sur le fond). Le personnage essaye de nous raconter sa vie avec une certaine poésie teintée d’horreur mais à peindre avec des gants de boxe, on perd en subtilité
En conclusion :
Trop c’est trop et l’auteur finit par perdre son sujet à mes yeux.
Graphisme : 4/10. Quasiment pas de décors et traits grossiers.
Narration : 7/10. Le récit est bien mené.
Histoire : 2/10. Petit fils de tordu plus fils de tordu plus père de tordu égal trop de torditude pour un seul et même personnage et on finit par s’ennuyer
Note totale : 2/10. Pourquoi ne pas le lire pour l’expérience mais bon, autant le feuilleter chez le libraire ou en bibliothèque. Ça valait pas le coup de gâcher du papier pour ça.
Collègue
hé ho hé ho
Dès qu'il y a une grève, il entraîne tous les autres du bureau.
Comme par hasard, D. est gros, moux comme la bite d'une zèbre qui aurait rencontré un crocodile au détour d'une rivière et son QI ne dépasse pas les 72.
Ca promet.
Alleluia
Je viens de faire une découverte magnifique dans l'utilisation de ce blog au bout de plusieurs mois
Me souviens plus si j'ai déjà mis cette musique ici ou non mais en tout cas, je l'aime beaucoup.
Il s'agit d'une chanson atypique de Queen pour l'époque car le son y est assez orienté disco (la basse passe avant la guitare).
Il s'en dégage un petit truc qui fait que.
A écouter en fermant les yeux
Moving on up
Je les avais vus au cinéma et je dois avouer que je ne me souvenais plus de bien grand chose.
Et ben bouh lala que c'est long et mou du genou.
J'ai cru mourir tellement que ça avançait pas.
Et qu'est-ce qu'ils sont cons ces hobbits à toujours faire la boulette qu'il faut pas pour attirer des centaines d'orcs.
Heureusement qu'il y avait Gollum pour m'apporter un peu de fraîcheur.
Dororo

Fiche d’identité :
Titre : Dororo
Auteur : Osamu Tezuka
Editeur : Delcourt
800p + en 4 volumes
Style : science fiction à géométrie variable
L’histoire :
Dans la vie, yen a qui n’ont pas de chance et yen a qui n’ont pas de chance très tôt. C’est ce qui arrive à Hyakkimaru : son père donne son corps à 48 démons en échange du pouvoir. Il devra son salut à un chirurgien qui le recueillera, lui confectionnera un corps (à la base, il n’est plus qu’un asticot avec un crâne qui perçoit les choses plutôt qu’il ne les sent) et lui apprendra à manier le sabre.
La maîtrise du sabre assurée, Hyakkimaru se met à parcourir la campagne non pas à la recherche de gallinette cendrée mais de démons : chacun des 48 démons possède une partie de son corps donc un mort égale une partie de corps (œil, jambe, bras etc).
C’est au cours de sa quête qu’il croisera le chemin de Dodoro, apprenti roi des voleurs qui en veut à son sabre. Dès lors, nos deux compères ne se lâcheront plus.
Ce que j’en ai pensé :
Autant le dire, je me suis ennuyé sévère.
L’histoire aurait pu être intéressante mais elle est rébarbative : arrivée en un lieu, affrontement avec un démon, expulsion par les villageois. Heureusement que Tezuka n’a pas pu aller au bout de son histoire, sinon on aurait eu le droit à un nouveau Autant en emporte le vent. Les tentatives pour donner plus de relief s’ont d’un intérêt plus que limité
Pire, Tezuka ne sait pas où il va : un coup il tue des démons, un autre coup Dodoro est la fille d’un paysan révolté dont il faut retrouver le trésor pour aider les paysans martyrisés par les seigneurs, un coup Hyakkimaru retrouve sa famille et tue son frère. Bref, ça part dans tout les sens sans suivre une seule piste de manière consistante.
En conclusion :
Un travail de Tezuka à ne réserver qu’aux fans qui veulent en découvrir toute l’œuvre.
Graphisme : 4/10. Ca sent les travaux de jeunesse de Tezuka : formes très arrondies et peu de décors
Narration : 2/10. Trop répétitif
Histoire : 2/10. Il est où le fil conducteur ?
Note totale : 2/10. Œuvre dispensable