Dororo
2 Septembre 2009 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas

Fiche d’identité :
Titre : Dororo
Auteur : Osamu Tezuka
Editeur : Delcourt
800p + en 4 volumes
Style : science fiction à géométrie variable
L’histoire :
Dans la vie, yen a qui n’ont pas de chance et yen a qui n’ont pas de chance très tôt. C’est ce qui arrive à Hyakkimaru : son père donne son corps à 48 démons en échange du pouvoir. Il devra son salut à un chirurgien qui le recueillera, lui confectionnera un corps (à la base, il n’est plus qu’un asticot avec un crâne qui perçoit les choses plutôt qu’il ne les sent) et lui apprendra à manier le sabre.
La maîtrise du sabre assurée, Hyakkimaru se met à parcourir la campagne non pas à la recherche de gallinette cendrée mais de démons : chacun des 48 démons possède une partie de son corps donc un mort égale une partie de corps (œil, jambe, bras etc).
C’est au cours de sa quête qu’il croisera le chemin de Dodoro, apprenti roi des voleurs qui en veut à son sabre. Dès lors, nos deux compères ne se lâcheront plus.
Ce que j’en ai pensé :
Autant le dire, je me suis ennuyé sévère.
L’histoire aurait pu être intéressante mais elle est rébarbative : arrivée en un lieu, affrontement avec un démon, expulsion par les villageois. Heureusement que Tezuka n’a pas pu aller au bout de son histoire, sinon on aurait eu le droit à un nouveau Autant en emporte le vent. Les tentatives pour donner plus de relief s’ont d’un intérêt plus que limité
Pire, Tezuka ne sait pas où il va : un coup il tue des démons, un autre coup Dodoro est la fille d’un paysan révolté dont il faut retrouver le trésor pour aider les paysans martyrisés par les seigneurs, un coup Hyakkimaru retrouve sa famille et tue son frère. Bref, ça part dans tout les sens sans suivre une seule piste de manière consistante.
En conclusion :
Un travail de Tezuka à ne réserver qu’aux fans qui veulent en découvrir toute l’œuvre.
Graphisme : 4/10. Ca sent les travaux de jeunesse de Tezuka : formes très arrondies et peu de décors
Narration : 2/10. Trop répétitif
Histoire : 2/10. Il est où le fil conducteur ?
Note totale : 2/10. Œuvre dispensable