Miyamoto Musashi
13 Juin 2010 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas
Fiche d’identité :
Titre : Miyamoto Musashi
Auteur : Ishinomori Shotaro
Editeur : Sensei
487p
Style : je voudrais être un jedi
L’histoire :
Miyamoto Musashi est un adolescent qui décide de devenir le meilleur bretteur du Japon et de se consacrer entièrement à la voie du sabre. Nous suivons dans sa vie sur ce chemin.
Ce que j’en ai pensé :
Voilà un tout autre registre pour Ishimori : après un niveau d’action soutenu et des dinosaures cracheurs de feu dans Cyborg 009, voici une histoire plus calme qui là encore s’avère être plus riche qu’il n’y paraît aux premiers abords.
Je tiens à souligner et remercier les gens de Sensei pour le travail d’édition effectué sur cet ouvrage : les commentaires en fin de volumes viennent éclairer la lecture de manière judicieuse.
Encore une histoire de sabre qui tourne bien : ce qui aurait pu être une succession de combats est finalement le récit de la vie d’un homme qui gagne en maturité et qui se dévoue totalement à son art. Ishimori fait même un très bon boulot en construisant son récit de manière pédagogique (il décompose son histoire en reprenant le traité des 5 roues qui est l’ouvrage de référence sur la voie du sabre écrit par Musashi himself). Mieux, le tout est relativement accessible en terme de compréhension pour des occidentaux même si l’absence de référentiel culturel commun avec les japonais ne permet pas de saisir tous les aspects de l’histoire.
Graphiquement, le travail est très proche de tézuka, l’humour en mois bien réussit encore une fois. Petit plus appréciable des planches qui font beaucoup penser à des photos de cinéma (en moins bien réussit que Lady Snowblood qui reste la référence pour moi à ce jour).
En conclusion :
Un bon livre sur « la voie »
Graphisme : 6/10. Bon ben on voit le passage à l’école Tezuka tant les traits sont proches (il manque juste ces petites références / apparitions humoristiques du maître). Sinon, au passage, il dit qu’il voit pas le rapport entre la couverture et le reste du bouquin
Histoire : 5/10. Il est juste dommage qu’il me manque les références culturelles en tant qu’européen, mais le tout se tient très bien
Narration : 5/10. Bon travail de pédagogie de l’auteur
Note totale : 6/10 Ca se laisse bien lire