L'école emportée
24 Décembre 2009 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas

Fiche d’identité :
Titre : L’école emportée
Auteur : Umezu Kazuo
Editeur : Glénat
1800p+ sur 6 volumes
Style : la survie est un sport de combat
L’histoire :
Tout se passe bien pour le jeune Shô : sa mère s’occupe de lui au mieux et il veut lui faire une surprise en lui achetant une montre avec ses économies. La loi de Murphy étant ce qu’elle est, quand les choses commencent à mal aller, rien ne peut arranger la situation : la montre se fait écraser par une voiture, une dispute éclate entre fils et mère et l’école de notre cher Shô se retrouve soudainement transportée au milieu de nulle part et une course pour la survie commence dans un monde hostile.
Ce que j’en ai pensé :
Au gré de mes lectures, j’ai beaucoup entendu parler de cette œuvre et je me suis donc décidé à y jeter un œil.
Trois thèmes ont retenu mon attention dans cette histoire.
On assiste actuellement à une relative prise de conscience des problématiques liées à l’écologie et ce manga vieux de 11 ans aborde « déjà » ce sujet. Sans déflorer un des sujets de l’œuvre, notre cher Umezu aborde la chose avec un certain tact et reste toujours d’actualité.
Autre sujet important de cette série : la vie de groupe. A part quelques ermites cachés dans la montagne ou quelques japonais qui vivent reclus dans leur chambre, nous sommes tous habitués à vivre en groupe. Un client de la RATP qui a l’habitude de prendre certaines lignes de RER vous dira même que ce groupe est une source de sécurité et de réconfort mais là, je m’éloigne de mon sujet.
Ici, la perte des repères traditionnels (école délocalisée non pas en Roumanie mais au milieu de nulle part et adultes absents et / lâches) fait que le groupe devient à la fois le meilleur allié et le meilleur ennemie de chacun. En dehors du groupe, point de survie et à l’intérieur du groupe, la menace est toujours présente et des débordements réguliers conduisent à des morts. « L’école emportée » propose une lecture de cette vie de groupe en des circonstances exceptionnelles avec les réactions des gens qui fluctuent sans raisons apparentes. Chacun essaye de faire de son mieux mais l’intérêt individuel n’est pas toujours celui du groupe.
Dernier point qui m’a semblé important est celui du leadership. Malgré son jeune âge, Shô prend la tête de tout le groupe le mène sur le bon chemin malgré les difficultés qui se présentent. Je ne vous ferai pas le détail ici de tout ce qu’il fait et de son savoir être mais à mes yeux, cette histoire est bien plus intéressante que beaucoup de livres de self help qui encombrent les étagères des librairies anglo-saxonnes.
En conclusion :
Une œuvre qui aborde plusieurs sujets : écologie, leadership, vie de groupe
Graphisme : 5/10. Un poil daté mais cela n’est gênant en rien. Quelques bonnes trouvailles concernant certains environnements et la faune locale.
Narration : 6/10. Peut-être le point faible de l’ensemble à mes yeux. L’histoire dure peut-être trop longtemps et des mécanismes de narration sont utilisés plusieurs fois supprimant tout effet de surprise.
Histoire : 7/10. Bonne histoire encore d’actualité 11 ans après son écriture.
Note totale : 7/10. Un bon petit manuel de survie et de sensibilisation écologique.