Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Goldenyears

kirihito

4 Février 2010 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas

vhttp://www.manga-news.com/public/images/series/kirihito_01.jpg


Fiche d’identité :

Titre : Kirihito

Auteur : Ozamu Tezuka

Editeur : Delcourt

Autour de 800p en 4 volumes

Style : allongez vous et parlez moi de votre mère  

 

L’histoire :

Osanï travaille dans les équipes du professeur Tatsuga'ura sur une maladie appelée Mnomo. Rien d’originale si ce n’est que cette maladie donne aux personnes qui en souffrent l’apparence d’un chien avant d’en mourir. Parti en étude dans un village isolé, Osanaï fini par attraper la Mnomo à son tour…

 

Ce que j’en ai pensé :

A mes yeux, le vrai sujet de Tezuka ici est non pas l’histoire mais les personnages. Quatre sont intéressants.

Les femmes tout d’abord. Je n’en distingue pas une en particulier car elles ont toutes le même rôle ou presque ici. Le rôle que Tezuka leur offre ici n’est pas des plus gratifiants. Soit elles encaissent des baffes comme dans Barbara ou Ayako sans rien dire soit elles sont les maîtresses aimantes des hommes. Rien d’autre. Je ne connais pas le statut de la femme au Japon à l’époque où tezuka a écrit ses histoires, mais elles sont parfaites pour le prochain Noir Désir.

Le professeur Tatsuga'ura dans le rôle du vieux et Osanaï dans le rôle du jeune sont encore une fois chez Tzeuka le symbole de l’opposition entre deux génération au japon. Le schéma est classique, mais le développement de l’opposition entre modernité et tradition au Japon est bien fait et crédible. Les personnages sont entiers et sont prêts à tout pour arriver à leurs fins. En les voyant s’affronter à distance tous les deux comme ça, j’ai eu l’impression de me retrouver au boulot avec certains anciens collègues.

Enfin, Urabe est le plus intéressant de tous à mes yeux. Coincé entre tous les autres personnages, il finit par perdre la tête et son évolution est remarquablement bien travaillée. Tezuka le fait glisser de manière très juste du côté obscure et joue en le présentant tantôt sous ses aspects positifs tantôt sous ses aspects moins glorieux. Je ne rentrerai pas dans le détail ici, mais il s’agit là de l’un des personnages les mieux travaillés dans tout ce que j’ai pu lire de manga.


Dernier point intéressant dans cette œuvre : le graphisme. D’une part, nous trouvons des plans proches du cinéma. Certes, on atteint pas ici encore le niveau d’un Lady Snowblood, mais il y a quelques idées très bien senties. D’autre part, tezuka a effectué un très bon travail pour faire varier son trait et pour disposer ses cases. Vous pouvez me dire que bon des cases, c’est des cases, mais là on trouve plein de petites nouveautés intéressantes qui permettent très bien d’illustrer ses idées et de compléter le message donné par une expression, un geste de personnage.

 

 

En conclusion :

Une très bonne surprise avec un très bon travail narratif et graphique.

 

 

Graphisme : 8/10. Du Tezuka de très bonne facture avec un trait maîtrisé lui aussi et surtout une disposition des cases et des plans qui viennent compléter le message de manière très efficace.

Histoire : 7/10. Ce n’est pas le cœur du sujet ici mais on va dire que la bataille à distance entre Tatsuga'ura et Osanaï est intéressante.

Narration : 6/10. Tezuka fait évoluer ses personnages de manière très mâture.

 

Note totale : 7/10. Un bon Tezuka bien solide tant pour ses personnages que son graphisme

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article