Amer Béton
22 Avril 2010 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas
Fiche d’identité :
Titre : Amer Béton
Auteur : Tayou Matsumoto
Editeur : Tonkam
610p, faut pas se le faire tomber sur le pied
Style : sales gosses
L’histoire :
Noiro et Blanko sont deux orphelins vivant dans les rues de Takara. Les choses changent et progressivement Takara connait la montée en puissance de nouveaux truands venus de l’extérieur. Nos deux jeunes garçons se retrouvent donc pris au milieu de tous ces changements.
Ce que j’en ai pensé :
L’histoire d’Amer Béton est on ne peut plus simple et classique. Luc Besson aurait pu en écrire la trame : des jeunes, des yakusas, des courses poursuites, des flics à la limite de la légalité etc. Mais sans Audi et sans gros noir. Matsumoto réussit à insuffler au tout un petit plus qui fait que ça passe bien. En effet, il donne la hauteur à tout cela car l’histoire de ces deux jeunes garçons est aussi l’histoire de Takara (la ville pour ceux qui ne suivent pas). Ils en sont l’incarnation physique et psychologique (si si, lisez bien).
Ensuite, le dessin est surprenant. D’une part parce que très loin du trait que l’on peut voir dans la moyenne des autres mangas (avec une forte inspiration européenne). D’autre part parce que l’on trouve très régulièrement des détails surprenants / fantaisistes au point que l’on ne sait pas où se situe la limite enter le rêve et la réalité.
Enfin, les personnages sont attachants. Progressivement, Matsumoto rend ses personnages humains / profonds. On aime ou on aime pas, mais l’idée de faire de Noiro et Blanko un seul esprit dans deux corps différents passe bien et permet de les mettre en valeur encore mieux.
En conclusion :
Pas un indispensable, mais une bonne lecture à faire au coin du feu
Graphisme : 7/10. Ca peut paraître moche, mais un gros travail graphique a été fait et rien ne semble avoir été laissé au hasard
Histoire : 4/10. Rien de bien originale : des jeunes qui se castagnent avec des méchants yakuzas
Narration : 5/10. Maîtrisée mais avec peut-être une longueur sur la castagne finale
Note totale : 6/10. Ce qui aurait pu être un divertissement pour adulte s’avère être finalement une histoire assez correcte avec plusieurs niveaux de lecture