L'homme de la toundra
14 Juillet 2009 , Rédigé par Goldenyears Publié dans #Revues de mangas

Fiche d’identité :
Titre : L’homme de la toundra
Auteur : Jiro Taniguchi
Editeur : Casterman
243p
Style : la nature, c’est plus fort que toi
L’histoire :
Glénat a rassemblé six histoires de Jiro Taniguchi.
« L’homme de la toundra » traite de chercheurs d’or perdus dans la tempête avant le début de l’hiver. Ces nuls pensent survivre en chassant deux lapins par semaine pour quatre personnes. Alors forcément…
« Le grand ouest blanc » nous raconte l’histoire de deux hommes voyageant à traineau qui se font poursuivre par des loups qui n’arrivent même pas à se mettre des lapins sous la dent. Alors forcément, des bouts de viande de 80 kilos qui se pointent…
« Nos montagne » suit les pas d’un chasseur d’ours qui veut venger son fils mais ne parle pas de lapins.
« Kaïyosé-Jima, l’île où accostent les coquillages » évoque un été d’enfance du jeune Takashi au bord de la mer.
« Les appartements Shôkarô » décrit la vie d’un apprentis mangaka dans une résidence où se croisent des gens bien dépareillés.
« Retour à la mer » nous entraîne sur la route du cimetière des baleines. Une sombre histoire de grand bleu racontée sans panache et sans lapins vu qu’ils ne savent pas nager.
Ce que j’en ai pensé :
J’ai beaucoup aimé les grands classiques de Taniguchi et donc de temps en temps, je me plonge dans une de ses œuvres moins connue pour compléter ma vision de ses travaux.
L’homme de la toundra est à mes yeux une œuvre inégale.
Je me suis bien ennuyé pendant les trois premières histoires ainsi que la dernière. Il faut savoir rester humble face à la nature. OK, le message est passé mais voilà, je trouve les histoires banales. Je n’ai pas l’impression d’avoir appris ou partagé quelque chose en lisant ces histoires. J’ai eu la vilaine impression de regarder des séries B sur TF1 ou pire sur la TNT avec des scénarios bidons et des acteurs au charisme d’huitre. Au final, quatre histoires sur six sans intérêt, ça commence à faire beaucoup.
Les deux autres histoires, ce n’est pas pareil.
Taniguchi est plus dans ses registres classiques : souvenirs, enfance et adolescence.
J’ai retrouvé ce calme et cette sérénité qui caractérisent les autres livres que j’ai pu lire de lui. Les sujets sont simples, les histoires viennent naturellement et les personnages sont attachants. Il se dégage une certaine nostalgie de ces histoires là. Soit à cause de la tristesse des personnages rencontrés soit à cause des sentiments qui les unissent.
En conclusion :
Une œuvre inégale avec deux petites perles posées sur quatre tartines de pâté d’ours restées trop longtemps au soleil.
Graphisme : 7/10. Du Taniguchi classique : trait fin et décors soignés.
Narration : 6/10. Efficace comme du Tanigushi mais sans plus.
Histoire : 5/10. Inégales : du très banal.
Note totale : 5/10. Deux histoires surnagent dans un reste assez banal (pas inintéressant, mais juste banal). A conseiller à celles et ceux qui veulent mieux connaître l’auteur. Les autres peuvent passer leur chemin sans trop de soucis.