ma vie est plus interessante que la votre
Un jour sans fin
Ce matin, je suis tombé sur un mec en sortant de chez moi.
Ce bonhomme bosse dans la même boite et fait le même job depuis 10 ans.
Jamais je ne tiendrai dans le même job aussi longtemps.
Au bout d'un an, j'en peux plus, alors dix...
tic tac
Allez, dans 48 heures, je serai en train de finir mon sac de voyage.
Dans 96h je serai arrivé si mon avion de s'écrase pas
Happy time
Sales habitudes
Mon job est sympa, mais on va dire que je ne m'y épanouis pas des masses. Comme d'habitude.
A croire que mon accomplissement personnel ne passera pas par cette case là. Ou alors pas avant un bon petit moment.
Après tout, je n'ai pris vraiment du plaisir dans mon job que quelques mois dans mes 7 ans de carrière. Putain que je vieillis...
Bosser pour quoi ?
Le fric ? J'en gagne, mais frranchement, vu mon niveau de qualification, pas assez
L'intérêt du job ? Hum, je n'en dirai rien pour ne pas être désagréable envers l'ensemble de mes collègues
Les perspectives ? OK, elles sont bien, mais quand ? Et surtout, si c'est pour être déçu quand j'y serai, je reste circonspect.
Du coup, j'ai tendance à compenser en faisant d'autres choses : jeu, guitare, lecture de bouquins de fesses pour les Eroteeks, association etc.
Résultat, ben bibi il éteint presque jamais la lumière avant 2h du matin pour justement faire tous ces à-côté vu qu'il a besoin de ça pour ne pas sortir un fusil au bureau.
Faites le avec les doigts
Cette après midi, une nièce de mon beau père est venue à la maison avec ses deux filles (5 et 4 ans).
La plus grande des deux est allée au chiottes.
En revenant, elle avait les doigts pleins de merde et en avait foutu partout dans les chiottes.
J'ai jamais vu ça, même en Inde, c'est pour dire.
Cette petite au cerveau défaillant s'était torchée avec les doigts et pas avec le pq.
Le meilleur dans tout ça, ça a été sa mère qui n'a rien dit à sa fille et qui n'a pas compris la réaction de ma mère.
Moi, si un gosse ou un adulte fait ça chez moi, je lui fous la tête dedans.
Ca change
Ce soir, suis tombé sur une demoiselle qui faisait du tricot dans le métro.
Ca change de tous ces faux geeks qui sont penchés sur leur téléphone.
On continue l'habillement
A la fin de mes deux années de prépa, il a fallut que j'achète un costume pour aller passer les oraux des écoles.
Et bien dis toi que t'habiller proprement quand t'en as pas l'habitude mon cher lecteur, c'est pas gagné. Surtout quand tes habits préférés depuis plus de 5 ans sont le bombers, le pull bleu dégueulasse et les basquettes que tant que tu prends pas trop l'eau avec les jours de pluie ça va encore, enfin presque.
En fait, je suis allé aux halles.
Ben oui, j'y connaissais rien aux costumes moi à l'époque et j'étais déjà content d'avoir échappé au blaser de mon beau père que franchement dedans je n'aurais ressemblé strictement à rien vu que le gaillard pesait déjà à l'époque ses 100 kilos.
Donc je suis allé dans ce grand temple de la consommation pour trouver le nécessaire.
Après deux heures d'essayages intensifs j'ai fini par trouver la perle rare : un costume gris clair tirant vaguement sur le jaune (si si, ça existe et mieux, je l'ai acheté).
pour compléter le tout, j'ai aussi pris une chemisette jaune et une cravatte qui tirait entre le gris et le vert.
je trouvais que ça avait la maxi classe.
Depuis, j'ai mûrit.
Fiorgyn, si tu as une photo de moi en costume de cette époque, je suis preneur de la chose pour la sortir ici le visage bien floutté comme il le faut hein
L'adolescence et la découverte des marques
Ado, j'ai découvert le pouvoir des marques sur mes congénères et sur moi.
Ca a commencé par les basquettes. Mes potes avaient tous des Nokes ou des Adadas et j'étais jaloux : c'était des grolles de marque, oui des grolles de marque. Moi, ma mère m'ammenait à la halles aux chaussures et on en prenait des pas trop chères parce que bon hein, une mère célibataire avec deux gosses et un smic fallait faire attention.
Là où j'ai été victime, c'est à mon entrée en deuxième CM2 (quand on aime, on ne compte pas).
J'avais besoin de fringues et ma mère m'avaity ammené chez C&A.
Elle m'avait pris un jean et un gilet de la marque Jungle à l'époque.
Je me souviens que lorsque je les ai mis, je me suis dit "Maintenant, je ne veux que des vêtements Jungle".
Sans le savoir, je venais de me faire corrompre.
La deuxième étape a eu lieu avec les basquettes.
Tous mes potes avaient des basquettes à 300 / 400 francs à l'époque (il y a 20 ans). Ca représentait un maxi max de pognon quand j'y repense. Aujourd'hui, je fais attention pour dépenser ce montant alors que j'ai largement les moyens alors quand je pense à ma mère.
Ma première paire de basquettes de marque, c'est une tante qui me les avait payées, des Noke air.
J'étais heureux comme tout avec ça alors que franchement, je vois pas où était l'air dans ces grolles.
Mais bon, j'étais heureux, je pouvais faire comme les autres, je n'étais pas le tocard dont la mère était trop pauvre pour lui payer des grolles de marque.
C'est con un ado.
Enfin, voyons les choses positivement, je ne me suis pas mis à écouter du Benny B comme mes camarades d'école de l'époque. C'était déjà ça.
Aux dessous d'Apollon
Et donc cette aprem, recherche de cadeau pour un pote.
Suis allé aux Dessous d'Apollon.
A la recherche d'une petite tenue légère pour un pote qui fêtait ses 30 ans, le vendeur m'a proposé un petit short qui va bien. Malheureusement, yavait un détail de taille si je puis me permettre.
Moi : "Non, non, là, ça va pas le faire, il a une trop grosse teub, ça va déborder
Un autre client : Hum, il en a bien de la chance
Le vendeur : Vous disiez quoi ?"
Et le silence se fit autour de moi.
Je les croyais beaucoup moins coincés que ça.