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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 01:31

http://www.manga-news.com/public/images/vols/kappa-et-compagnie-cornelius.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Kappa et compagnie

Auteur : Shigeru Mizuki

Editeur : Cornelius

291p

Style : pas facile d’être un kappa

 

L’histoire :

Sempei et son pote le kappa se font malgré eux embarquer dans une aventure qui déterminera la survie de l’espère ces kappa. Rien que ça. En même temps, l’occasion était belle : c’est la fête de célébration des 10 000 ans de la race kappa et un nouveau roi doit être intronisé. Ah oui, pour devenir le nouveau roi, il faut tuer 7 monstres qui se dresseront sur la route du futur élu.

 

Ce que j’en ai pensé :
Cette fois-ci, Mizuki part avec une idée bien précise en tête, un scénario construit. Du coup, la construction de  l’histoire est cohérente et je n’ai pas eu la même impression désagréable que j’avais eue en lisant le premier tome de la série c'est-à-dire de me retrouver devant un Lapinot. Ici donc l’histoire est planifiée à l’avance mais reste on ne peut plus classique et prévisible.

Sinon, le fond de l’histoire est d’un banal à faire s’ennuyer un gamin de CM2 tant la trame est classique. Les seules originalités viennent des monstres et compagnons rencontrés avec une certaine réussite à mon goût, surtout graphique. Le reste demeure assez plat

 

 

En conclusion : en progrès mais c’est pas encore ça.

 

Graphisme : 6/10. En progrès aussi : le trait est plus détaillé et plus original

Histoire : 2/10. Ça casse pas 3 pates à un kappa

Narration : 2/10. En progrès, mais le tout reste quand même assez plat.

 

Note totale : 4/10. Un gros mieux par rapport au tome précédent mais on reste encore bien en dessous de ce que l’on peut attendre de Mizuki.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 00:13

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/487/487790-gf.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : L’homme qui marche

Auteur : Jiro Tanigushi

Editeur : Casterman

280 X 2

Style : l’homme pressé, c’est un has been.

 

L’histoire :

C’est l’histoire d’un mec qui prend le temps de marcher et qui découvre ainsi le monde qui l’entoure.

 

Ce que j’en ai pensé :

L’homme de la ville est tel un animal de la ferme : il se lève à heure fixe, emprunte le même chemin pour aller bosser / se faire traire, marche vite avec ses œillères, mange / rumine le fourrage que son employeur veut bien lui donner et réagit autant qu’un vache regardant passer un train quand un de ses congénère se fait agresser dans le métro juste à côté de lui.

 

Et bien cela ne peut plus durer ! Tanigushi propose ici à l’homo urbanus de faire un pas de côté. Comment ? Rien de plus simple, il suffit de marcher calmement et de se laisser porter par ses pas pour découvrir le monde qui l’entoure. Pas de super héros, pas de chien qui parle, pas de rayons lasers ou autre, juste un homme anonyme (il n’a pas de prénom, chose rare pour un personnage principale) qui un jour décide de marcher à son rythme et qui découvre enfin le monde qui l’entoure. Et ça, c’est cool.

Marcher calmement est l’occasion de redevenir curieux et de faire attention à tous ces détails qui nous entourent : un animal, une fleur, des personnes. Tanigushi nous présente une ville moyenne japonaise et quel plaisir. Je ne sais pas si la représentation d’une ville est juste où non, mais ici on découvre une ville proche de la nature. Et ça, ça émeut le parigo qui écrit ces lignes la nature à portée de la main tellement que c’est rare.

En conclusion : Pas le meilleur ni le plus mauvais de Tanigushi mais une œuvre intéressante à lire.

 

Graphisme : 6/10. Du Tanigushi tout ce qu’il y a de plus classique

Histoire : 4/10. Rien de plus simple : un type qui prend le temps de marcher

Narration : 6/10. Bonne narration : le rythme et le sujet sont en parfait accord

 

Note totale : 6/10. Une œuvre dans la moitié supérieure de Tanigushi.

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:27

http://www.manga-news.com/public/images/vols/mon-vieux-1-delcourt.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Mon vieux

Auteur : Msuru Moriyama

Editeur : Delcourt

Autour de 200p X 3  dont un seul volume de publié pour l’instant

Style : pas comme Daniel Guichard

 

L’histoire :

Takeshi Kumada sort de prison après avoir mis une sérieuse pétée à une bande de yakuzas qui en voulaient à sa famille pour une sombre histoire immobilière. Passant devant chez lui, il surprend le mari de sa fille qu’il a à peine connu se précipitant pour filer une raclée à sa femme (la fille de Takeshi pour les personnes qui n’ont pas suivi).

Après une bonne branlée au jeune lascar qui en voulait au fruit de ses entrailles, il décide de rester chez lui pour aider sa famille.

 

Ce que j’en ai pensé :

Voilà une histoire plus complète qu’il n’y parait au premier abord.

 

Tout d’abord, le personnage de Takeshi est surprenant. Il n’est pas beau, il n’est pas drôle, il parle à peine et il n’est pas jeune. Bref, on est bien loin des standards habituels des mangas qui nous sont servis. Par contre, il est très attaché à sa famille et n’hésite pas à se sacrifier pour les siens. Ces traits de personnalité font finalement de lui un personnage attachant et charismatique.

 

Ensuite, Mon Vieux se veut une œuvre sociale en s’intéressant à la vie des prolétaires.

Au travers de son œuvre, Moriyama nous décrit le quotidien de la clase ouvrière au Japon et et on rend compte que c’est tout aussi peu joyeux que chez nous. La famille de Takeshi vie dans la précarité avec peu de ressources financières, un logement assez rustre et les menaces des malfrats du coin. Bref, ces personnes là n’ont aucune chance de s’en sortir socialement parlant.

Pire, condamnée à élevée ses enfants seule, on se rend compte que la femme de takeshi n’arrive pas à faire face à ses obligation de mère : son fils est un poltron et sa fille est mariée à un bon tocardos des familles. Bref, la famille monoparentale est présentée comme un échec et les deux parents sont nécessaires pour jouer la bonne partition et permettre le bon développement des enfants. D’accord ou non, il est toujours intéressant d’avoir cette vision venue d’ailleurs d’un sujet de société connu aussi chez nous

 

 

En conclusion : En voilà un manga qu’il est bien.

 

Graphisme : 510. Les personnages sont moches mais le tout est assez dynamique

Histoire : 5/10. Il se passe au final pas grand-chose sur ces 192 premières pages.

Narration : 7/10. Il se dégage un petit quelque chose de takeshi qui donne envie de savoir ce qu’il va se passer dans les prochains tomes.

 

Note totale : 6/10. Une œuvre et un auteur à suivre.

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 00:21

http://www.manga-news.com/public/images/series/triton_01.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Triton

Auteur : Ozamu Tezuka

Editeur : Soleil Manga

Autour de 300p X 3 avec plein de  pubs nases à la fin mais faut bien manger

Style : défis quotidien

 

L’histoire :

Triton est un jeune garçon trouvé au bord de la mer. Sa famille adoptive s’occupe de lui jusqu’à ce que son histoire lui apparaisse : il est le dernier d’un peuple de la mer pourchassé par le méchant Poséidon (qui ressemble beaucoup à la Bête dans la Belle et la Bête de Mickey cela dit au passage, c’est con, moi je m’attendais à voir un truc plein d’écailles et pas de poils…).

Alors Triton fait ce qu’il à a faire : se défendre avec l’aide de ses amis les dauphins. Défense de rire

 

Ce que j’en ai pensé :

Pour l’histoire, Triton fait parti des expériences de Tezuka. Ordinairement, les mangas sont publiés par épisode hebdomadaires ou mensuels et là non car Tezuka a livré quotidiennement des planches à un journal chargé de publié l’histoire au jour le jour. Et franchement, vu le résultat, bravo.

Triton est un faux conte pour enfants car sous ses faux airs meugnon tout plein avec des jolis dauphins et un trait assez simpliste se cache un sujet plus que sérieux.

Nous avons là l’histoire d’une Vengeance avec le grand « V » de la Vengeance qui se mange froid. Triton et Poséidon se livrent un combat pour le principe, pour des histoires passées entre leurs deux familles et sans avoir à se reprocher l’un l’autre au moins dans un premier temps. Mieux, pour des histoires d’honneur à 2 balles qu’il ne comprend même pas lui-même, Triton est prêt à tuer sa bien aimée tel le premier arriéré venu du plus profond de l’Inde ou de nos banlieues. Au final, on se retrouve avec une histoire faisant plus que sérieusement référence à l’actualité du monde qui nous entoure et avec un certain doigté.  C’est l’occasion encore une fois pour Tezuka de nous fait partager son humanisme et son écologisme.

 

 

En conclusion : En voilà un manga qu’il est bien.

 

Graphisme : 4/10. Très ultra simpliste mais respect quand même car livraison quotidienne des planches.

Histoire : 5/10. Ca casse pas 3 nageoires à un dauphin.

Narration : 7/10. Encore une fois, très bien maîtrisée et le tout n’est que le prétexte pour aborder des thèmes des plus sérieux

 

Note totale : 7/10. Quelle bonne surprise que ce Triton car nous avons là une œuvre humaine, maîtrisée et mâture. Que du bonheur.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:45

http://www.manga-news.com/public/images/vols/.kajika_m.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Kajika

Auteur : Akira Toriyama

Editeur : Glénat

201p

Style : renard, ta rage n’est pas perdue

 

L’histoire :

Kajika se promène dans la forêt quand il tue malencontreusement un renard. Malédiction sur sa gueule, il doit sauver 1000 animaux pour être libéré du sortilège et recouvrir toutes ses capacités d’avant.

Au cours de l’un de ses sauvetages, il se retrouve avec un œuf de dragon sur les bras. Cet œuf est convoité par un super méchant car la légende dit que qui boit le sang d’un bébé dragon devient super balèze et immortel. Et là, BASTON !!!

 

Ce que j’en ai pensé :

Encore un one-shot décevant de Toriyama.

Le scénario est tellement intéressant qu’il tient sur une demi feuille de papier hygiénique alors du coup Toriyama meuble en faisant se castagner des gens.

Les différents protagonistes ont encore une fois un charisme d’huitre sauf peut-être le petit lutin rusé qui court super vite.

On pourrait espérer que le niveau d’action relève le tout après ce que Dragon Ball a pu être dans ses meilleures heures et puis non.

 

En conclusion : sauvez un pingouin, n’achetez pas ce livre

 

Graphisme : 4/10. Banal, aucune nouveauté.

Histoire : 2/10. Du même niveau qu’un jeu vidéo des années 80.

Narration : 7/10. Mou et sans intérêt

 

Note totale : 3/10. A oublier très rapidement pour garder une image positive de Toriyama

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 23:48

http://static.letsbuyit.com/filer/images/fr/products/original/60/43/one-piece-vol-13-de-eiichiro-oda-7370704.png

 

Fiche d’identité :

Titre : One Piece vol 13 à 23

Auteur : Eichiro Oda

Editeur : Glenat

Autour de 200p pièce

Style : sacrés pirates, suite

 

L’histoire :

Luffy, Zoro, Sandy et Nami font la connaissance de Vivi et de Chopper. Ils se mettent en route vers le royaume d’Alabasta pour empêcher un coup d’état fomenté par un mystérieux Mister 0.

 

Ce que j’en ai pensé :

Oda continue à instiller de l’humour juste comme il le faut pour éviter que ses personnages ne se prennent inutilement prennent trop au sérieux. On est ici dans une aventure plus sérieuse qu’il n’y parait au premier abord, mais qui reste simple et accessible et je me suis surpris à plusieurs reprises à sourire devant quelques gags.

 

Je suis partagé sur la narration de ces volumes car le très bon côtoie quelques maladresses.

Là où Oda est bon, c’est dans la construction de son récit. Sans spoiler, on le voit dès maintenant poser les jalons de ce que sera l’aventure dans quelques dizaines de volumes, il est très fort le garçon.

Là où le récit rame, c’est dans certaines longueurs. A mes yeux, au moins deux tomes auraient pu être « économisés » sur cette partie du récit pour certaines lenteurs.

De plus, autant les premiers volumes sentaient le tout beau, tout neuf, autant là les mêmes schémas narratifs sont répétés : arrivée sur une île, des méchants arrivent, les membres de l’équipage se cognent les sous boss chacun à leur tout, Luffy cogne le grand méchant, on gagne un membre d’équipage et hop, île suivante. C’est dommage, mais cela n’empêche pas pour autant le tout d’être agréable à la lecture.

 

En conclusion : L’aventure continue et se bonifie sous plusieurs aspects mais une certaine répétitivité dans la structure du récit commence à pointer.

 

Graphisme : 6/10. Plus de détails que dans la première partie du récit.

Histoire : 6/10. L’histoire est encore une fois on ne peut plus basique, mais Oda construit un monde très rire

Narration : 7/10. Bien pour la pose de jalons, moins bien pour les longueurs

 

Note totale : 7/10. Toujours aussi bien.

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:48

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/5/3/9782849464359.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Don Dracula

Auteur : Ozamu Tezuka

Editeur : Soleil Manga

290pX2

Style : pas facile d’êter un vampire

 

L’histoire :

Don Dracula a migré au Japon. Il partage sa vie entre la recherche de jouvencelles bien tendres à se mettre sous la dent, sa fille Chocolat qui lui en fait voir de toutes les couleurs et Von Hellsing qui lui court après. Bref, pas facile d’être un vampire dans le Japon moderne

 

Ce que j’en ai pensé :

Don Dracula est la série mise en place par Tezuka suite à la fin de Black Jack. La série marche elle aussi par histoires courtes mais le ton est cette fois-ci beaucoup plus humoristique. Quoi que…

Don Dracula a le don de se fourrer systématiquement dans des histoires pas possibles à cause de son caractère, pour faire plaisir à sa fille ou tout simplement aider son prochain. Il est à mi chemin entre l’ado couillon et le père responsable, ce qui est fait un personnage assez intéressant et plus travaillé qu’il n’y parait. Son côté papa poule est d’ailleurs assez amusant et le rend d’autant plus attachant. Ne parlons pas de son goût immodéré pour les jouvencelles…

Alors que l’on pourrait croire au tout début des histoires que Don Dracula est fait pour les enfants et ben finalement non. A côté de thèmes légers, on en trouve d’autres qui s’adressent plus à un public mâture et le dessin es assez surprenant : on trouve encore les arrondis de Tezuka de sa période que je qualifierais de cartoonesque mais aussi des images, notamment des portraits, qui feraient peur à la plupart des gamins de moins de 10 ans.

 

En conclusion : Un bon divertissement bien comme il le faut.

 

Graphisme : 6/10. Du Tezuka à la veille de la maturité.

Histoire : 6/10. Peinture par touche comme Tezuka sait si bien le faire

Narration : 7/10. Format d’histoires courtes bien maîtrisé

 

Note totale : 6/10. Pas une œuvre majeure de Tezuka mais une œuvre qui mérite quand même qu’on lui consacre du temps d’une part pour son arrivée après le monumental Black Jack et d’autre part pour le brin de fraîcheur qu’il apporte à l’ensemble de l’œuvre de l’auteur.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:21

http://www.librairies-album.com/media/catalog/product/cache/1/image/5e06319eda06f020e43594a9c230972d/h/a/hallucinations-tonkam.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Hallucinations

Auteur : Junji Ito

Editeur : Tonkam

Autour de 200p

Style : maison hantée

 

L’histoire :

Hallucinations est un recueil des histoires spéciales Halloween de Junji Ito parues entre 1989 et 1993. Nous avons là les histoires d’Hoshikiri jeune lycéen pas bien grand qui vie tout seul dans une grande maison pendant que ses parents sont en voyage d’affaire. Pas de chance pour lui, la frontière enter les différentes dimensions sont assez poreuses dans cette maison et des gens / choses peu recommandables surgissent dans sa vie.

 

Ce que j’en ai pensé :

Bonne idée de regrouper les « halloween Specials », cela permet de voir comment évolue le traitement su sujet par l’auteur.

Malheureusement, la chose ne tient pas la route et à mes yeux, à une exception et demi près, du fait d’une, narration bien trop boiteuse à mon goût. Les idées d’histoires sont bonnes mais il y a un je ne sais quoi qui fait que la sauce ne prend pas et que je me suis plutôt ennuyé à la lecture. C’est bien dommage.

 

En conclusion :

Si vous partez en voyage, mettez vos enfants au congélateur, pas dans une maison paranormale

 

Graphisme : 5/10. Du classique Ito avec parfois quelques visages bien dessinés qui instillent la petite pointe d’horreur qu’il faut bien

Histoire : 6/10. Les idées sont bonnes

Narration : 3/10. Quel ennui.

 

Note totale : 4/10. A zapper

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 23:46

http://www.editions-h.biz/WebRoot/ce_fr2/Shops/217494/4971/A58E/5C18/E90B/6DD3/3EC1/CD19/E1F9/Couv_Tezuka.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Tezuka : dissection d’un mythe

Auteur : œuvre collégiale

Editeur : EditionsH

Autour de 250p

Style : livre avec des mots

 

L’histoire :

Œuvre à part cette fois ci car il ne s’agit pas d’un manga à proprement parlé mais d’un recueil de textes analysant l’œuvre de Tezuka en prenant différents angles de vue.

 

Ce que j’en ai pensé :

Tezuka est un auteur à qui l’on doit beaucoup d’œuvres, sans parler de la variété des sujets, et encore une très faible partie a été publiée à ce jour en France. NeIl est donc intéressant d’avoir un outil pour prendre un peu de recul sur son travail.

Ce livre est un bon outil de pédagogie pour au moins 3 parties : la biographie, l’étude de la thématique du sexe et enfin les interviews d’éditeurs. Les autres sont peut-être un peu plus anecdotiques à mes yeux.

Le niveau d’analyse est bon sans être exceptionnel. Je m’explique. On sent que les auteurs des différents articles ont bien potassé leur sujet et qu’ils ont pu mettre la main sur des œuvres non traduites encore en français et qui ne le seront très certainement jamais.

Là où le bas blesse, c’est qu’à mes yeux ce niveau d’analyse reste souvent trop superficiel et il manque ce petit quelque chose qui ferait que ça serait génial. Pour comprendre ce que je dis, vous pouvez essayer de lire le Michel Ciment sur Kubrick : tout est bon approfondi et pédagogique comme il faut avec les références qui vont bien au point que l’on se dit que l’on a compris tout Kubrick en refermant son bouquin. Là, ben non et c'est bien domage.

 

 

 

En conclusion :

Indispensable pour les fans ne parlant pas anglais

 

Graphisme : X/10. Non applicable ici

Histoire : X/10. Non applicable ici

Narration : X/10. Non applicable ici

 

Note totale : 6/10. Bon travail pédagogique unique en français. A approfondir.

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 23:41

http://www.manga-news.com/public/images/series/.hokusai-kana_s.jpg

 

Fiche d’identité :

Titre : Okusaï

Auteur : Shotaro Hishimori

Editeur : Kana

608p qui passent toutes seules

Style : Hokusaî, sa vie, son oeuvre

 

L’histoire :

La biographie non linéaire d’Okusaï, le grand dessinateur japonais.

 

Ce que j’en ai pensé :

Tout d’abord grand bravo pour le dessin. Ici, pas de sommets d’inventivité ou d’originalité mais un souci de détail et de précision dans le dessin que je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà croisé dans un manga. Le trait fait preuve d’une grande maturité pour le cœur de l’histoire et les reproductions très fréquentes des travaux d’Okusaï nous montrent le désir d’Hishimori de nous faire partager avec beaucoup de justesse et de pédagogie le travail du maître.

 

J’ai beaucoup entendu parler des étampes d’Okusaï mais mis à part les vagues, je dois avouer que ben je ne connaissais pas grand-chose de lui. La chose est maintenant réparée.

Ici, on retrouve comme pour Miyamoto Musashi l’histoire d’un homme qui choisie de suivre la voie. Ici pas de sabre mais des pinceaux et des crayons. Hishimori nous décrit un personnage amusant qui recherche la perfection de son art mais avec quelques écarts : Okusaï hésite pas à se payer quelques bonnes tranches de cul de temps en temps et il n’hésite pas à céder ses œuvres aux personnes assez insistantes. Okusaï nous apparait comme un éternel homme frustré à la recherche de la perfection et qui n’hésite pas à se remettre totalement en question pour aller plus loin encore.

 

En conclusion :

Il serait dommage de passer à côté d’un tel hommage à celui que certains historiens japonais considèrent comme le créateur du manga.

 

Graphisme : 8/10. Beau soucis de précision du trait et très bonne idée de partager des reproductions des travaux d’Okusaï.

Histoire : 6/10. Une biographie simple.

Narration : 6/10. Une approche non linéaire originale.

 

Note totale : 7/10. Un bon travail de qualité

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